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18 avenue de la Marseillaise (Strasbourg)

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18 avenue de la Marseillaise (Strasbourg)

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Date de construction 1902 à 1903
Architecte Auguste Muller
Auguste Mossler
Agence d'architecture Müller & Mossler
Structure Immeuble
Courant architectural Néo-Louis XIII

Date de transformation 1982
Architecte Pierre Drexler
Structure Restaurant

Date de rénovation environ 2/2015
Structure Immeuble
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Construction1

Date 1902 à 1903
Architecte Auguste Muller
Auguste Mossler
Agence d'architecture Müller & Mossler


Description

Immeuble en brique rouge et pierre construit à l’aube du XXe siècle par les mêmes architectes que ceux du n° 16 contigu.

On notera la même richesse de la composition de la façade rigoureusement symétrique (avec des balcons filants aux premier et dernier niveaux), mais on remarquera également la profonde différence de style entre les deux immeubles, qui correspond sans doute aux souhaits du commanditaire, sachant que le propriétaire du n° 16 est l’architecte Auguste Muller lui-même, et que le n° 18 est une commande d’Alfred Bauer.

Ce dernier a donc sans doute souhaité que se combinent dans la façade sur rue du n° 18 la présence de briques rouges et d’encadrements en pierre très fournis, en particulier aux deuxième et troisième étages, ainsi que la présence régulière de bandeaux en pierre au 1er étage. Cette association de matériaux est caractéristique du style Louis XIII. Les jambages des fenêtres harpés et les motifs des garde-corps à volutes évoquent également ce courant architectural.

Au 2e et au 3e étage, l’absence d’oriel est peut-être compensée par la présence de deux petits balcons.

L’ensemble a un aspect moins imposant que la façade du n° 16.

Le rez-de-chaussée en pierre est, à l’opposé, traité de manière similaire à celle de l’immeuble contigu, et présente de grandes vitrines avec arcades alternant avec les entrées des commerces et de l’immeuble. Ces dernières sont surmontées de tables couronnées de frontons triangulaires et flanquées d'ailerons à volutes.

Historique

L’autorisation de construire (Bauschein) date du 7 mars 1902, pour un immeuble de 4 étages d’habitations et de commerces, situé « an der Hohenlohestrasse ». Le calcul statique (Statische Berechnung) est daté également de 1902.

Le commanditaire est Alfred Bauer, courtier assermenté, dont le logement se situera en 1939 au 2e étage, d’après l’annuaire d’adresses de Strasbourg de cette année.

Les maîtres d’œuvre sont les architectes Müller et Mossler, situés « Kronenburgerring 15 », et dont le tampon est présent sur tous les dessins et plans. Mais visiblement c’est l’architecte Auguste Muller qui gère la correspondance avec les services de la Ville.

La date de l’achèvement de la construction n’a pas été notée, mais il est probable qu’elle se situe au cours de l’année 1903, comme cela a été le cas du numéro 20, contigu, dont l’autorisation de construire date également de mars 1902, et qui a été complètement achevé en mai 1903.

Occupation du rez-de-chaussée jusque vers 19761

Date environ 1903 à 1976


On insistera sur l’avertissement que cette petite étude ne se veut ni exhaustive et ne prétend pas à une totale exactitude.

Elle n’a pour ambition que d’être l’ébauche d’un historique de l’occupation du rez-de-chaussée depuis la fin de la construction de l’immeuble jusqu’aux grands travaux de 1976.

En effet, à part les photographies, qui ne laissent aucun doute, un dossier d’archives reste toujours difficile à interpréter.

Toujours est-il qu’il semble bien que dès la fin de la construction de l’immeuble, la partie gauche du rez-de-chaussée a été occupée par la teinturerie de Friedrich August Grün (Färberei und Dampfwaschanstalt), alors que la partie droite a été investie par l’imprimerie Müller-Vogtenberger.

A partir de 1930 environ, il semble qu’un salon de coiffure a occupé la gauche du rez-de-chaussée et que l’imprimerie a cédé la place à une blanchisserie. Le coiffeur s’appelait vers 1930, Emile Lautier, puis à la fin des années 1940, Jean Weiss-Lechat. Une photographie d’archive datée de 1953 montre le salon de coiffure à cette date, et une autre datée de 1973 montre les deux commerces du rez-de-chaussée vingt ans plus tard, un salon de coiffure du côté gauche et une blanchisserie (VKZ) du côté droit.

Or, celle-ci cédera la place en 1976 à une extension du snack Michel, déjà installé au n° 20 contigu, alors que le salon de coiffure ne connaitra le même sort qu’en 1983.

Création d’un snack en libre service1

Date 1976

En février-mars 1976, est actée la création d’un snack en libre-service après transformation du magasin situé à la droite du rez-de-chaussée de l’immeuble n° 18, et qui était occupé jusque là par une blanchisserie.

Cette création d’une cafétéria, aménagée au n° 18 par Monsieur Raymond Vonesch, constitue en fait la première étape d’une extension de l’établissement Snack Michel déjà installé depuis une dizaine d’années au n° 20.

Agrandissement du restaurant Snack Michel2

Date 1982
Architecte Pierre Drexler


La deuxième étape de l’extension du Snack Michel a lieu six ans plus tard, en 1982, et se concrétise sous la forme d'un nouvel agrandissement par la récupération d’un local commercial attenant, à savoir celui qui était occupé depuis de longues années par un coiffeur, et qui occupait le côté gauche du n° 18, et donc situé entre les deux parties de l’établissement.

Le maître d’ouvrage est toujours Monsieur Raymond Vonesch. Le maître d’oeuvre est l’architecte Pierre Drexler, dont le cabinet d’architecture et de décoration se situe 11, rue du Petit-Marais, à la Montagne Verte. Le propriétaire de l’immeuble est à cette époque Roger Klein.

Il semble évident que la jonction entre les deux parties du snack Michel a eu lieu à cette date, mais un léger doute subsiste, car le dossier le plus récent consulté se clôt quand même en 1986, et il se peut que des travaux ultérieurs aient encore été exécutés.

Toujours est-il qu’en 2022, le client du dit snack ne se rend plus vraiment compte dans lequel des deux immeubles des n° 20 ou n° 18, il se trouve, tellement la jonction des rez-de-chaussée des deux immeubles (n°20 et 18) est réussie.

On partagera trois documents d’archives, dont une photographie en couleur de qualité médiocre, mais montrant l’enseigne Snack Michel en 1984 et deux autres photocopies de photos, contenues dans le dossier consulté, et qui montrent l’entièreté des façades des immeubles n° 20 et 22, avenue de la Marseillaise, datant de la même époque.

Travaux de rénovation

Date environ 2/2015


Références

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Digito

2 months ago
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Bravo et merci pour ces recherches généreusement partagé Wilfred!

Anne-françoise auberger

60 months ago
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Ok merci de ces consignes, c'est modifié

Fabien Romary

60 months ago
Score 0

En cas de doute (absence de panneau) il faut mettre "Travaux de rénovation en cours" et dans type d'évènement "Rénovation"

On c'est fait avoir plus d'une fois avec un simple échafaudage, sans panneau alors la prudence (et la crédibilité) s'impose. Merci d'avance pour la modif et pour ta compréhension.

Anne-françoise auberger

60 months ago
Score 0

Que faire quand il n'y a pas de panneau ?

Le bâchage des échafaudages m'a fait penser à un ravalement

Sinon, on peut juste évoquer "travaux" ?

Fabien Romary

60 months ago
Score 0

Je viens de découvrir le nouvel événement "ravalement".

Un rappel :

Attention à toujours vérifier le permis pour être sur qu'il ne s'agit pas d'une réfection de toiture.

L'entreprise Nonnenmacher [archive] loue des échafaudages, il ne font pas que de la peinture. Idéalement il faut mettre une photo du permis et/ou vérifier. Si on est pas sur il convient de mettre la photo avec le texte rénovation de toiture ou ravalement en cours (ou à venir).