Loading...

Personne:Eugène Dacheux

From Archi-Wiki

Image principale
Date de naissance 19 juin 1842
Métier architecte


Biographie

Architecte

Il exerça son activité à Strasbourg à la fin du XIX e siècle, avant de quitter définitivement l’Alsace vers 1900. Il est né le 19.6.1842 à Strasbourg, au n° 5, rue de l'Ail, fils de Antoine Dacheux, ancien officier de cavalerie de l'Empire, contrôleur de l'octroi et de Marie Holtzmann. Il est donc le frère du prêtre érudit Léon Dacheux (1835-1903), curé du Neudorf de 1868 à 1881, auquel une rue a été dédiée dans ce quartier. Leur père mourra dès 1847, alors qu'Eugène n'est âgé que de 5 ans.

Lorsque ce dernier se marie avec Caroline Joséphine Mathilde Nagel, le 23.1.1867 à Strasbourg, il n'est encore qu'employé à la Mairie. Mais on peut noter parmi les témoins : Jean Pierre Schüssler, 46 ans, entrepreneur et Emile Wetzel, 44 ans, facteur d'orgues1.

On ne sait pas où il a fait ses études, mais on le retrouve actif comme architecte et entrepreneur à Strasbourg dans le dernier quart du 19 e siècle.

A Strasbourg, après avoir édifié des immeubles de tradition classique (les 23 et 25, allée de la Robertsau), il s'est davantage tourné vers l'éclectisme dans ses travaux de la rue St-Léon. Le n° 4 de la rue Finkmatt se distingue par l'utilisation de la fonte dans les structures extérieures des balcons. Nous lui devons aussi l'ancien Odéon au n° 8 quai Kellermann2.

Il réalisera cinq édifices pour le compte du prêtre et mécène Paul Muller Simonis dont quatre à proximité de l'Eglise Saint-Pierre le Jeune Catholique3.

En dehors de Strasbourg, il est l’auteur des plans de la chapelle du Couvent des Sœurs du Sacré-Cœur, à Dauendorf 4.

On ne sait rien sur le lieu et la date de son décès, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas décédé à Strasbourg, devenue ville allemande, qu’il a quittée pour la France vers 1900. D’après le résultat de recherches généalogiques5, il habite au n° 9, rue Gambetta à Noisy-le-Grand, en 19016. En 1906, il habite au n° 3, rue des Sablières à Chatou dans les Yvelines7. Et en 1920 il est à Couches-les-Mines en Saône-et-Loire8. Il était sûrement encore en vie en 19269, sachant que son épouse était par contre déjà décédée en 19208.

Pour conclure, un dictionnaire d’architectes mentionne qu’Eugène Dacheux serait le père d’un architecte qui aurait œuvré à Strasbourg entre 1894 et 1898, mais ce renseignement n’a pu être confirmé et semble émaner d’une source erronée10.

Adresses liées

Personnes liées

Références

  1. Etat civil numérisé du Bas-Rhin-Adeloch
  2. Strasbourg_architecture_1871-1918, Le Verger Editeur, Illkirch, 1991, page 167
  3. Catherine Maurer, Article « Peut-on parler d'un mécénat catholique ? Paul Müller-Simonis, un prêtre bâtisseur entre France et Allemagne », pp 467-471 in Metacult_-_Strasbourg_lieu_d'échanges_culturels_entre_France_et_Allemagne, 2018
  4. D’après l’ouvrage « Le Patrimoine des Communes du Bas-Rhin », Editions Flohic, 1999, page 429, c’est le curé Martz qui serait l’auteur des plans, composés d’après les conseils de l’architecte Dacheux. Mais selon Robert Muller, président du Cercle de Généalogie de Schirrhein-Schirrhoffen , qui a participé à l’organisation d’une exposition à Dauendorf le 1,2,3 et 4 novembre 2019, Eugène Dacheux serait bien l’auteur des plans, et toujours selon ce dernier, le curé Martz, né en 1835 était probablement un confrère d'études du curé Léon Emile Dacheux, né aussi en 1835, frère d’Eugène Dacheux
  5. Toutes les références qui suivent proviennent des recherches de Robert Muller, de Schirrhein, communiquées par courriel le 22/05/2020
  6. Recensement de la ville de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, année 1901, page N° 7
  7. Recensement de la ville de Chatou dans les Yvelines, année 1906
  8. a et b Extrait de l'acte de mariage de sa fille, en date du 2 octobre 1920
  9. Extrait de l'acte de mariage de son fils le 10 novembre 1926
  10. - Sharam Hosseinabadi : « Un dictionnaire des Architectes et Entrepreneurs de Strasbourg (1824-1942) », in Metacult, cahier n° 5, février 2016, page 10, qui s’appuie sur la fiche domiciliaire (cote 602MW120), affirme en effet que Eugène Dacheux serait le père de l’architecte Henri Edouard Dacheux, né le 26.9.1871 à Strasbourg . Mais en réalité la date de naissance est le 26.10.1871, route du Polygone, et cet enfant est décédé le 30.11.1871 à Strasbourg, au n° 49 bis, route du Polygone, à l’âge de 1 mois et 4 jours. Or, d’après les recherches de Robert Muller, déjà cité ci-dessus à plusieurs reprises, aucun des fils vivants d’Eugène Dacheux ne porte les prénoms « Henri Edouard. » Par contre un fils prénommé « François René », aurait été ingénieur, mais dans le Nord de la France

Contribute to this article

Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Wilfred HELMLINGER

18 months ago
Score 0
Merci, Fabien, pour ces remarques encourageantes. Il existait sur l'ancien site une rubrique qui s'intitulait : "Les architectes les plus productifs à Strasbourg ". Il suffisait de cliquer dessus, et je me souviens qu'au début, c'était mon père qui était le plus productif. Mais il s'agissait évidemment d'un biais statistique, puisque j'étais un des principaux contributeurs. Depuis l'eau a coulé sous les ponts, et mon père doit sans doute se retrouver bien plus bas dans la liste (d'autant que sa carrière a été interrompue par une mort prématurée). Et c'est très bien ainsi, car notre site gagne tous les jours en objectivité, comme tu le soulignes, Fabien. Est-ce que cette rubrique existe toujours ?

Digito

18 months ago
Score 0
A ma connaissance la page de stat des architectes les plus productif n'a pas été migré car cela demandait de la redévelopper. Cela fait partie des choses qu'on pourra envisager de remettre en place quand j'aurais trouvé un informaticien compétent (cf dernière AG).

Digito

18 months ago
Score 0

Wilfred, tes recherches aux archives et sur le terrain concernant cet architecte ont été utile pour les recherches d'un des chercheurs du groupe Metacult, puisque nous sommes cité en source pour le nombre de bâtiment réalisé par Eugène Dacheux à Strasbourg, qui a permit de le qualifier d' « assez actif » dans un article écrit par Catherine Maurer (« Peut-on parler d'un mécénat catholique ? Paul Müller-Simonis, un prêtre bâtisseur entre France et Allemagne », p469 in Metacult_-_Strasbourg_lieu_d'échanges_culturels_entre_France_et_Allemagne, 2018)

Cela doit nous motiver à aller vers toujours plus de qualité, clarté et précision (source). Nous sommes sur la bonne voie, continuons.