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Personne:Charles Winter

From Archi-Wiki

Image principale
Date de naissance 16 juin 1821
Date de décès 7 février 1904
Métier photographe


Biographie

Photographe

Très célèbre en son temps, il immortalisa en les photographiant tous les principaux lieux et événements de Strasbourg pendant près de 50 ans. « Tous les Strasbourgeois de la deuxième moitié du XIXe siècle savaient ce qu’était un Winter. Comme le Frigidaire d’après-guerre, il était l’un de ces noms propres détournés en nom commun » (Corine Ibram).

Charles David Winter est né le 16.6.1821 à Strasbourg, au n° 97, Grand-Rue, reconnu par son père David Winter, sommelier, et Madeleine Sophie Heintz, qui se marièrent un an après sa naissance.

Il épouse le 23.10.1852 à Strasbourg Sophie Elisabeth Schahl.

Il décède le 7.2.1904 à Strasbourg, au n° 6, rue des Ecrivains.

Orphelin de père à l’âge de 5 ans, et de mère à l’âge de 13 ans, il était né dans une famille strasbourgeoise où l’on était aubergiste et boucher, comme l’était par exemple déjà son arrière-arrière grand-père Jean Jacques Winter. On ne peut donc pas dire qu’il était issu d’une famille modeste, mais la photographie a cependant constitué une nouveauté dans la routine des générations, montrant une ouverture aux inventions de son époque, tout en permettant à Charles Winter de gravir les échelons de la hiérarchie sociale strasbourgeoise.

En 1839, après un apprentissage pris en charge par la ville de Strasbourg, il exerce la profession de lithographe et participe, au sein de sa corporation, à la souscription pour l’érection de la statue Gutenberg. Il débute sa carrière de photographe en 1848, et ouvre le 14 mai son atelier au n° 1 rue des Veaux , qui est devenu très vite le n° 6 rue des Ecrivains, où il s'était établi pour le restant de ses jours... "Pas de risques de dépaysement. Les images de Strasbourg, sa ville, ont amplement suffi à nourrir l'imaginaire de Charles Winter", commente Corine Ibram1.

Il réalise alors de nombreux daguerréotypes, pour la plupart des portraits. Après 1851, il utilise le négatif papier qui permet la reproductibilité. Très tôt il bénéficie d’une solide réputation dans les cercles d’initiés, pouvant se comparer à d’autres photographes prestigieux contemporains.

Il a couvert les événements de la vie locale, comme l’incendie du Gymnase protestant le 29.6.1860 ou le débordement du Rhin en 1876. Il s’est également intéressé à la construction du pont de chemin de fer sur le Rhin de 1857 à 1861.

A côté de cela, il pratiqua également assidûment l’activité économique primordiale du photographe au XIX e siècle, à savoir celle du portraitiste. Bénéficiant d’une grande notoriété, tous les notables se devaient de passer dans son atelier. De 1863 à 1867, il réalisa plus de 4500 portraits ! En 1868, en raison de ce succès, il put ouvrir une succursale, passage de la Pomme-de-Pin et s’associa à Emile Schweitzer de 1870 à 1873.

Il prit goût également à la reproduction d’œuvres d’art. Ainsi, en 1854, il photographia des sculptures de Landolin Ohmacht, utilisant un papier salé velouté qui lui permit de rendre la plastique de ses statues. Il reproduisit aussi des œuvres sur papier, des tableaux ainsi que des pièces d’orfèvrerie.

Il avait déjà photographié la ville au cours de ses transformations, mais en 1870, il sillonna Strasbourg défigurée par les bombardements. A partir de ce travail, il sélectionna 80 photographies réunies dans un album intitulé « Belagerung von Strassburg ».

Animé par un désir de diffusion, il a réalisé durant sa carrière plusieurs albums traitant de thèmes variés, comme « Frises de la cathédrale », en 1859, ou « Château impérial », en 1867.

En conclusion, on peut écrire sans exagérer que Charles Winter a laissé une œuvre très importante, tant par son aspect documentaire que par ses qualités techniques et esthétiques2.

Adresses liées

Références

  1. DNA 13.4.1985
  2. - Notice de Thierry Laps, in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne n° 40, page 4268, - Charles Winter Photographe, Un pionnier strasbourgeois, 1821-1904, fascicule édité par les Musées de Strasbourg, 1985- Etat civil numérisé du Bas-Rhin, Adeloch, - Corine Ibram, in DNA du 13.4.1985

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