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Personne:Charles-Louis Schulmeister

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Date de naissance 5 août 1770
Date de décès 8 mai 1853
Métier personnalité



Biographie

Il est surtout connu pour son activité d’espion dans l’armée française, à la solde de Napoléon 1er.

Charles-Louis Schulmeister est né le 5.8.1770 à Neu-Freistett (Bade), fils de Johann Gottfried Schulmeister, pasteur à Neu-Freistett et de Johanna Elisabetha Ritzhaub.

Il entra, à l’âge de 15 ans, comme cadet au régiment de Hussards-Conflans, mais n’y resta pas, et reprit ses études, devenant à 18 ans greffier du bailliage de Kork. Après son mariage avec Louise Charlotte Unger, fille unique du directeur des Mines de Sainte-Marie-aux-Mines, son beau-père lui avait offert la possibilité d’ouvrir à Freistett un magasin de fer, et il s’adonna alors avec profit à la contrebande entre la France révolutionnaire et l’Allemagne.

En 1799, il s’installa avec sa femme et son fils à Strasbourg, où il ouvrit un commerce d’épicerie et de tabac. En 1804, il s’engagea dans l’armée française en qualité d’agent secret et il réussit à infiltrer, à Ulm, le service politique du feld-maréchal Mack, à désinformer son état-major et à obtenir le 20.10.1805 la reddition de la ville.

Remarqué par Napoléon 1er, il fut nommé commissaire général à Vienne par Savary entre 1806 et 1807. Lorsqu’éclate la guerre entre la France et la Prusse, il fut rappelé à l’état-major de Napoléon, qui lui confia la police secrète de l’armée, et il participa à de nombreuses batailles.

La prise d’Ulm avait fait sa fortune, lui permettant d’acheter, en mai 1806, le domaine de la Canardière, à Strasbourg-Meinau, ainsi qu’un château à Boissy-Saint-Léger, et deux maisons parisiennes. Il menait une vie mondaine dans ses domaines, mais y menait aussi une vie industrielle, cultivant ses champs en les dotant de manufactures, de distilleries, de brasseries et de moulins à farine.

Dans sa propriété de la Canardière à la Meinau, il élève un château construit sur les plans de Weinbrenner avec une façade ornée de 4 colonnes corinthiennes et y reçoit en 1809 l’impératrice Joséphine, sa fille Hortense reine de Hollande et la reine de Westphalie. Le meilleur monde se presse à ses réceptions jusqu’en 1814. Mais sa prospérité fut altérée par la chute de Napoléon.

Et, par la suite, ruiné à la suite de mauvaises spéculations, il fut obligé de vendre en 1843 sa propriété à la Meinau, où il avait reçu jadis l’impératrice Joséphine et la reine Hortense. D’après le guide des cimetières cité en source, c’est en 1836 qu’il aurait venu sa propriété de la Meinau, après quoi il aurait exploité un débit de tabac dans un immeuble situé au n° 3, rue des Récollets de 1836 à 1853 (malheureusement les différences entre ces deux versions ne peuvent pas être tranchées dans ces quelques lignes).

Il mourut le 8.5.1853 au n° 3, place Broglie (l’immeuble n’avait pas changé de numéro après cette date, mais cet immeuble n’existe plus aujourd’hui). à l’âge de 83 ans.

Sa tombe et son monument funéraire se trouvent au cimetière Saint-Urbain, section 5, 1-6 / 8.

La rue Schulmeister, à Strasbourg-Meinau, ainsi que le Parc Schulmeister, perpétuent le souvenir de ce personnage hors du commun. On trouvera à cette dernière adresse des renseignements précieux sur ses activités, et en particulier des détails et des images de ses possessions à la Meinau.

Références

Sources

- Guide des cimetières n° 1 de la Ville de Strasbourg, éd. 2007, page 29

- Gérald Arboit, in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne n° 34, pages 3548 à 3550.

- Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, tome 3, éd. des DNA-Istra, 1981, page 644.

- Article de Wikipédia [archive], consulté le 23/04/2017

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