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Personne:Charles-Gustave Stoskopf

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Date de naissance 2 septembre 1907
Date de décès 22 janvier 2004
Métier architecte



Gustave Charles, dit Charles-Gustave Stoskopf est un architecte français né le 2 septembre 1907 à Strasbourg, fils de Gustave Jacques Stoskopf, artiste régionaliste et un des fondateurs du théâtre alsacien, et de Julie Elisabeth Beile. Les parents légitimeront l’enfant après leur mariage le 11.10.1909 à Strasbourg.

Il est décédé à Paris le 22 janvier 2004. Second Grand Prix de Rome, il a surtout exercé en tant qu'urbaniste dans sa région natale, l'Alsace, et en région parisienne.

Il commence sa formation au sein de l'école régionale d'architecture de Strasbourg. il rejoint, à l'École nationale supérieure des beaux-arts, l'atelier d'Emmanuel Pontremoli et Jacques Debat-Ponsan, il est lauréat du deuxième second grand Prix de Rome en 1933, derrière Robert Camelot pour un projet d'église de pèlerinage. Il est diplômé en 1935. Mais il construit très peu avant la Seconde Guerre mondiale.

Pendant l'occupation, il est chargé de la reconstruction de la commune de Montier-en-Der (Haute-Marne) par l'État français, puis de Belfort après la Libération en 1944. Architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, il est chargé après la Seconde Guerre mondiale de nombreux travaux de reconstruction en Alsace, en tant qu'architecte en chef de la reconstruction pour le Haut-Rhin, intervenant notamment dans la région de la Poche de Colmar. Nommé Architecte-conseil de l'État en 1949 par Eugène Claudius-Petit pour la région Alsace, il devient par ailleurs l'un des maîtres d'œuvre privilégiés pour la réalisation de grands ensembles de la SCIC en région parisienne. Il participe à l'extension de la ville de Strasbourg en tant qu'urbaniste avec les chantiers de la place de l'Homme de fer, de l'Esplanade, de la Canardière et du Neuhof. Il est par ailleurs urbaniste en chef de la ZUP de Colmar et architecte chargé de la restructuration de Belfort entre 1955 et 1967 puis entre 1970 et 1979.

Il est directeur de l'École d'architecture de Strasbourg de 1949 à 1967. Il continue en parallèle une activité de dessinateur et d'écrivain, dans le prolongement de l'œuvre de son père. Il fonde ainsi en 1977 l'Institut des Arts et Traditions Populaires d’Alsace et est directeur du Théâtre alsacien de 1972 à 1975 où plusieurs de ses pièces sont représentées.

Bien connu des strasbourgeois on lui doit aussi la Tour Valentin Sorg.

Il faut encore préciser que malgré ses activités professionnelles, l'architecte n'a jamais abandonné la peinture, dont la première exposition remonte à janvier 1936. Il s'est affirmé surtout comme paysagiste avec une prédilection pour la nature exubérante, les espaces vierges, les sous-bois et les clairières.

D'autre part, dans la lignée de son père, il a écrit pour le théâtre dialectal depuis 1951 avec Harmonie un Concordia, mis en scène par Germain Muller. Il a d'ailleurs été président du Théâtre alsacien de Strasbourg de 1972 à 1974. Et il a même publié un premier roman en 1998 (Monsieur de Castelmandailles en mission spéciale en Alsace)1.

Don du fils de l'architecte d'un fonds Charles-Gustave Stoskopf

En novembre 2021, Nicolas Stoskopf, fils de l’architecte Charles-Gustave Stoskopf a fait don officiellement à la Communauté européenne d’Alsace d'un fonds Charles-Gustave Stoskopf, « vital pour saisir l'oeuvre de l'architecte, dramaturge et peintre strasbourgeois qui a signé le quartier de l'Esplanade ». Le contenu a été ensuite dispatché entre les archives départementales à Strasbourg et la cité de l’architecture à Paris.

Le fonds strasbourgeois est « essentiellement composé de documents des années 1950-1980 », avec « d’importants éléments iconographiques ». « Certes privé, le fonds Stoskopf est considéré comme exceptionnel » par la conservatrice du patrimoine Marie-Ange Duvignac.

Le donateur, qui est lui-même historien, explique : « Mon père est devenu architecte à la fin des années 1930, quand on ne construisait plus beaucoup. Toute une génération a rongé son frein pendant une dizaine d’années, puis ce fut l’explosion de la reconstruction et les Trente Glorieuses. Il a toujours dit que sa réussite venait de sa réalisation du quai des Belges, à Strasbourg ».

On apprend encore qu’ « à l’Esplanade, son idée était de réaliser une sorte de pendant contemporain de la Neustadt, sur les mêmes principes. » « Ainsi l’avenue du Général-de-Gaulle avait-elle été pensée pour se terminer par une haute tour, qui, sous la pression des riverains, n’a jamais été réalisée » 2.


Adresses liées

Extension de la cathédrale de Créteil

Charles-Gustave Stoskopf est l'auteur de la première version de la cathédrale de Créteil, consacrée en 1978 par le cardinal Marty.

Architecte prolifique, il considérait cette construction comme "le couronnement de son oeuvre".

Elle vient de se voir adjoindre une extension qui double sa capacité d'accueil, qui était de 600 places, elle sera inaugurée le 20 septembre 2015.

Si son fils Nicolas estime qu'elle offre désormais un tout autre visage, on assure par ailleurs que cette modification a été entreprise "dans le respect et la continuité de l'oeuvre majeure" de Charles-Gustave Stoskopf3.

Liens externes

- http://www.chantiersducardinal.fr/travaux/projets-eglises/cathedrale-de-creteil-94/19-cathedrale-de-creteil-94 [archive]

- biographie sur wikipédia de Gustave Stoskopf [archive]

- Article de Gauthier Bolle sur "L'architecte alsacien Charles-Gustave Stoskopf (1907-2004) [archive]", publié en 2015 dans la "Revue d'Alsace", d'où est extraite la photographie d'Alice Bommer, vers 1960.

Bibliographie

- Charles-Gustave Stoskopf, architecte, Les Trente Glorieuses et la réinvention des traditions [archive], Pur Edition, Gauthier Bolle, 2017

Personnes liées

Références

  1. Notice de Nicolas Stoskopf sur son père, dans le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne n° 36, pages 3792 et 38793
  2. Article des DNA du 12/01/2022 signé par Anne Vouaux, et accessible aux abonnés dans son intégralité : « Visite privée aux archives : un architecte fécond, parfois contrarié » : https://c.dna.fr/culture-loisirs/2022/01/11/visite-privee-aux-archives-un-architecte-fecond-parfois-contrarie [archive], consulté le 13/01/2022
  3. DNA du 06/09/2015 [archive]

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