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Hôtel de Marabail (Strasbourg)

From Archi-Wiki

15 rue de l' Arc-En-Ciel

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Date de construction 1741
Architecte Jean Pierre Pflug
Ferronnier d'art Sigismond II Falkenhauer
Structure Hôtel particulier
Courant architectural régence

Inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques 25/6/1929
Consultez les 6 actualités de l'adresse


Hôtel de Marabail

Date 1741
Architecte Jean Pierre Pflug
Ferronnier d'art Sigismond II Falkenhauer

Bel hôtel de style Régence entièrement édifié en grès jaune de Wasselonne.

Incertitude sur le nom du maître d'oeuvre

Le nom de l'architecte et/ou du maître d'oeuvre auteur de cet hôtel particulier n'est pas certain.

- Jean Michel Guth ?

Certaines sources citent Jean Michel Guth sur les plans de Jacques Gallay1,2,3.

- Jean-Pierre Pflug ?

Hans Haug4 propose d’attribuer les plans de la maison à Jean Pierre Pflug par un rapprochement stylistique. Il en veut pour preuve une déduction qui repose sur un portrait.

Dans le catalogue de l’Exposition rétrospective à Strasbourg en 1895, nous trouvons sous le numéro 1201 : « Portrait de l’architecte Horrer. Dans le fond, la maison n° 18 (lire 15) rue de l’Arc–en-Ciel, construite par lui. Peint en 1745. (Propriétaire, M. Gustave Brandstetter, Renchen) ». Le tableau porte l’inscription "P. 1745. Ætat. 69".

Comme il n’existe pas d’architecte Horrer, Hans Haug argue que le P de l’inscription pourrait représenter Pflug qui aurait à peu près l’âge allégué5.

Le Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine d'Alsace indique également Jean-Pierre Pflug comme auteur 6,7.

L'hôtel a été construit pour Georges-Joseph Horrer, conseiller du roi et trésorier de la Chancellerie au Conseil Souverain à Colmar.

En 1764, Georges-Joseph Horrer vend l'hôtel à Antoine de Marabail, commissaire aux guerres, qui y resta jusqu'à la révolution.

Les ferronneries de l'hôtel (grilles des fenêtres du rez-de-chaussée, rampe d'escalier intérieur) sont attribués à l'un des meilleurs maîtres Strasbourgeois de la première moitié du XVIIIème siècle : Sigismond II Falkenhauer; on retrouve pratiquement les mêmes grilles au n°103 Grand Rue.

L'hôtel a conservé deux superbes salles lambrissées au rez-de-chaussée. Elles sont occupées par l'agence de voyage d'art et d'histoire Terra Nobilis.

Monument Historique8

Date 25/6/1929

Façade (vantaux de la porte et ferronneries compris), escalier et boiseries des deux pièces du rez-de-chaussée.

Lien externe


Références

  1. Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, éd 2002, p48
  2. Connaître Strasbourg, éd. 1988, page 98, Sept siècles de façades à Strasbourg, Elisabeth Loeb-Darcagne, p49
  3. Dictionnaire des Monuments historiques, éd. 1995, page 471
  4. Archives Alsaciennes d’Histoire de l’Art, 1926-1927, p. 176 sqq.
  5. Jean Michel Wendling, auteur d'une fiche sur le site Maisons de Strasbourg [archive]
  6. Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine d'Alsace [archive]
  7. Voir à ce sujet le dossier de l'agence de voyage d'art et d'histoire Terra Nobilis [archive] consulté le 10/05/2014, basé sur les ressources documentaires du service régional de l’Inventaire du Patrimoine d’Alsace
  8. Mérimée [archive]

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Jean-Michel Wendling

27 months ago
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Le nom d’un maître d’œuvre n’est connu que si on a de la chance. D’après les plaintes portées devant le conseil des maçons, c’est Jean Michel Guth qui construit la maison. On ne saura sans doute jamais s’il y a eu des plans, encore moins leur auteur.

On a longtemps voulu trouver un « architecte » aux maisons, quitte à forcer le sens des documents. On a même donné une liste restreinte dans laquelle puiser, ce qui est assez étonnant puisque les même auteurs reconnaissent des influences réciproques (il y a une mode, les uns copient les autres). Jacques Gallay est fort bien placé dans ces listes, d’autant qu’il est certain qu’il a été un entrepreneur en vogue dont on appréciait le travail.

D’autre part Horrer se prénommait Jean Georges (et non Georges Joseph). Ce n’est pas lui qui vend la maison en 1764 à Antoine Marabail (il était mort en 1747) mais une des ses filles qui avait racheté les parts de la maison après la mort de sa mère veuve.

Fabien Romary

27 months ago
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Merci M. Wendling pour ces précisions, j'ai essayé de faire une synthèse sur le site entre les versions donné par les différentes sources. On aura bien un jour le fin mot de l'histoire. Si cette fiche peu y contribuer...

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Merci, Jean Michel Wendling, pour votre commentaire. Evidemment, vous n'êtes pas Merlin l'enchanteur, mais sans répondre à toutes les questions, vous en avez éclairci certaines !

Jean-Michel Wendling

27 months ago
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L’attribution à Jean Pierre Pflug relève de l’affabulation (voir ci-dessous).

Celle à Jacques Gallay, entrepreneur et maître maçon, est hasardeuse puisque Gallay demande en à être réglé pour les plans d’une maison dont la construction est confiée à un autre entrepreneur (pour plus de précisions, voir http://maiso...arc-en-ciel/ [archive]).

Il est de toute manière beaucoup plus adapté de parler de maître d’œuvre (entrepreneur qui réalise les travaux) que d’architecte (terme qui suggère un dessinateur qui n’est par chargé des travaux).

C’est Hans Haug (Archives Alsaciennes d’Histoire de l’Art, 1926-1927, p. 176 sqq.) qui propose d’attribuer les plans de la maison à Jean Pierre Pflug par un rapprochement stylistique. Il en veut pour preuve une déduction qui repose sur un portrait.

Dans le catalogue de l’Exposition rétrospective à Strasbourg en 1895, nous trouvons sous le numéro 1201 : « Portrait de l’architecte Horrer. Dans le fond, la maison n° 18 (lire 15) rue de l’Arc–en-Ciel, construite par lui. Peint en 1745. (Propriétaire, M. Gustave Brandstetter, Renchen) ». Le tableau porte l’inscription

P. 1745. Ætat. 69.

Comme il n’existe pas d’architecte Horrer, Hans Haug argue que le P de l’inscription pourrait représenter Pflug qui aurait à peu près l’âge allégué.

Il est cependant peu probable que Jean Pierre Pflug, employé de la Ville, ait travaillé pour un particulier. Comme le suggère le catalogue, P semble représenter Pictum (Peint) et non une initiale de personne. Il est plausible qu’on ait confondu les appellations de maître d’œuvre (architecte) et de maître d’ouvrage. Horrer avait justement l’âge allégué. L’intitulé du catalogue est bien juste, à condition de remplacer architecte par maître d’ouvrage.

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Jacques Gallay est décrit comme "collaborateur à la construction de la maison Horrer" par Edouard Ponsig, dans sa notice sur l'architecte (NDBA n° 12, page 1099). Mais on notera que Jean Michel Wendling n'y fait pas allusion, alors qu'il dispose, de loin, de la documentation la plus complète qu'on puisse trouver sur internet, concernant cet architecte. Pour plus de renseignements, voir biographie de Jacques Gallay.

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Ceux qui s'intéressent au commanditaire de l'hôtel peuvent consulter la page que lui a consacré sur Geneanet son descendant direct Yves d'Horrer [archive]

Fabien Romary

27 months ago
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Je n'ai pas dis que tes sources n'étaient pas de qualité, mais plutôt que de trancher de façon incertaine je préfère laisser comme ça, en laissant le doute. D'autre part je te transfert par mail mes échanges avec un étudiant en histoire de l'art, Jimmy Retourné, qui a travaillé sur ce bâtiment. D'après ses conclusions il pencherait plutôt vers une possible collaboration entre Jacques Gallay et Jean-Pierre Pflug.

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Suite (bis) : Elisabeth Loeb-Darcagne dans son livre récent "Sept siècles de façades à Strasbourg ", donne, page 49, comme maîtres d'oeuvre "l'architecte Jacques Gallay et le maître-maçon Jean-Michel Guth " .

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Suite : la remarque sibylline de Jean-Daniel Ludmann interroge quand même... Encore un indice : Théodore Rieger, dans sa notice sur Jean Pierre Pflug, dans le NDBA n° 29, page 3005, ne cite pas, parmi ses oeuvres, l'hôtel de Marabail...

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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La qualité des sources que j'avais citées me parraissait aussi importantes que leur nombre, mais voici que dans "Histoire de Strasbourg des origines à nos jours", tome 3, page 478, il est écrit que "le petit hôtel du négociant Horrer, rue de l'Arc-en-Ciel, où Jean Pierre Pflug semble s'être complu à reproduire, vers 1744, les moulurations et les appuis de fenêtres sur consoles rocaille de l'hôtel Klinglin "... Bon, ce n'est pas obligatoirement un compliment, mais l'auteur de ces lignes, Jean Daniel Ludmann, conservateur de musée, historien de l'art, était un fin connaisseur. Le débat reste donc ouvert...

Fabien Romary

27 months ago
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Jean Pierre Pflug a été cité par le service de l'inventaire de la région Alsace (SIP). Il n'y a effectivement rien sur le nouveau site du SIP [archive] mais j'avais trouvé cette information sur l'ancien site dont le contenu n'existe plus (voir mon PS ci-dessous). J'ai toutefois mis le nouveau lien pour le suivi.

Par contre on trouve un site (agence de voyage Terra Nobilis [archive]) qui se base sur l'étude du SIP sur cette hôtel.

Lorsque j'ai mis Jean Pierre Pflug comme maitre d'oeuvre j'ai cru bien faire en me basant sur une source à priori fiable. Mais comme il y avait d'autres sources contradictoire je l'ai indiqué. Ce n'est pas le nombre de source qui penche d'un côté ou de l'autre qui est important, mais la qualité de la source. En l'espèce pour l'instant je préfère ne rien changer. J'attends de retrouver la date de l'étude du SIP pour connaître sa fraicheur. Ce sont les dernières recherches qui prime.

PS: contrairement à un livre, sur internet, lorsqu'un site disparait il est très difficile de retrouver l'ancien contenu, l'idéal étant de faire des copies PDF des pages sources mais c'est très fastidieux je le fais moi même très rarement)

Il existe un "internet archive" "wayback machine" http://archive.org/web/ [archive], mais c'est très lacunaire et loin d'être exhaustif. Internet est par essence en perpétuellement mouvement, comme la vie, il est impossible de tout sauvegarder à un instant T. C'est sa force mais peut être aussi sa faiblesse (comme la vie en somme, lorsque quelqu'un meurt on ne peut pas lui rendre sa vie).

Wilfred HELMLINGER

27 months ago
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Je ne comprends pas l'hésitation dans l'événement construction concernant l'architecte ou maître d'oeuvre. Je n'ai trouvé aucune source citant Jean Pierre Pflug (le lien vers le service du patrimoine ne donne rien). Alors que le DHRS, éd. 2002, page 48, l'ouvrage "Connaître Strasbourg", éd. 1988, page 98, et le Dictionnaire des Monuments historiques, éd. 1995, page 471, ainsi que le site Topic Topos [archive], donnent tous Jacques Gallay et Jean Michel Guth...

Aw2mw bot

27 months ago
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Mes grand parents paternels étaient domiciliés au 15 rue de l'arc en ciel jusqu'en 1995, je me souviens très bien de cette entrée et de cette cour !!

Fabien Romary

27 months ago
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Merci beaucoup pour le lien.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César et rendre le mérite à son auteur, c'est Wilfred Helmlinger [archive] qui est l'auteur de ce billet, je n'ai fais qu'apportez une correction mineur sur cet article (voir l'historique de l'adresse [archive]). J'en profit donc grâce à vous pour apporter cette information utile à l'adresse 15 rue de l' Arc-En-Ciel.

Fabien Romary

27 months ago
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Merci de me citer comme source, mais si je l'ai écrit quelque part sur le site c'est que je l'ai lu. Hors je ne retrouve pas cette source, pourriez vous mettre le lien ou j'indique cette information afin d'approfondir les recherches. Pour le savoir il suffirait aussi de consulter les livres d'adresses (Adressbuch) de cette époque ou un papier entête de l'architecte (voir par exemple une copie partiel [archive]). Merci d'avance.

Aw2mw bot

27 months ago
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D'après Romary fabien (9/9/2010),en 1910-1911,le cabinet d'architecture de Theophile Berst est situé justement ici, au 15, rue de l'Arc-en-Ciel (Regenbogengasse 15).

Jean-Daniel Lohner

27 months ago
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Ancien hôtel Horrer dit hôtel Marabail.C'est en 1764 que Jean-Georges Horrer vend sa maison Antoine de Marabail.