Loading...

Hôtel Ferrier (Strasbourg)

From Archi-Wiki

79 Grand Rue

Image principale
Chargement de la carte...

Date de construction 1766
Architecte Starck
Structure Immeuble
Courant architectural baroque

Date de transformation 1790 à 1791
Architecte Pierre Michel d'Ixnard
François Pinot
Courant architectural Louis XVI

Date de transformation 1889
Architecte Albert Nadler
Frédéric-Louis de Rutté
Verrier d'art Frères Ott
Structure Restaurant

Inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques 16/10/1930
Consultez les 3 actualités de l'adresse


Construction

Date 1766
Architecte Starck

"Ici demeurait vers 1580 le fameux syndic Paul Hochfelder dont l'empereur Maximilien II lui-même a vanté les talents diplomatiques"1.

"Sa maison qui comportait un oriel fait l'objet d'une reconstruction totale par un maçon dénommé Starck, en 1766"1. L'architecte était marqué par le baroque d'Outre-Rhin2.

"Une description de l'édifice en 1785 dénonce sa surcharge ornementale et le dessin tourmenté du portail maintenant réduit à de rare vestiges"1.

Transformation de l'Hôtel Ferrier2

Date 1790 à 1791
Architecte Pierre Michel d'Ixnard
François Pinot

Vers 1790, François Pinot, architecte de l'évêché, s'efforce d'atténuer le caractère trop excessif du bâtiment2.

Dans le Patrimoine des communes du Bas Rhin [archive], l'article concernant cette adresse mentionne Pierre Michel d'Ixnard comme architecte.

Le bâtiment fait l'objet "de modifications dès 1790-1791, après le rachat par le négociant Ferrier"1.

"En pleine époque de retour au classicisme ennemi de l'ornement, le nouveau propriétaire s'attache à faire éliminer les traces les plus flagrantes du style rococo, ne conservant que les grandes lignes de la façade d'ailleurs localement assez atypique par son "plissé" baroque"1.

"Sur un rez de chaussée simplement animé de refends, s'élèvent les deux étages principaux aux sept travées séparées par des pilastres d'ordre colossal, à chapiteaux composites; deux paires de pilastres formant un angle obtus isolent les trois travées médianes; les fenêtres du deuxième étage ont conservé leur linteau en anse de panier, celui du milieu d'une courbure plus prononcée; tous ces mouvements de l’élévation se répercutent dans la trace de la puissante corniche située en attique. Les deux vases en pierre qui la surmontent, de même que les tables rectangulaires des allèges et les ouvrages en ferronneries,d'une stricte orthogonalité (balcon central, grilles d'appui), relèvent de l'intervention de l'architecte P.M.d'Ixnard à la fin du XVIIIe siècle"1.

"Façade en grès de style rococo, tout en conservant son plissé baroque.Balcon au 1er étage de style Louis XVI sur 3 travées, reposant sur des consoles de fer forgé. Au centre, rosace en tôle repoussée."

Historique

Zum grünen Dragoner, au dragon vert, auberge, 17323.

Restaurant 18263.

Ecole de Musique instrumentale fondée par Graff, Betz et Dupont 18303.

La maison de Fustel de Coulanges, professeur d'histoire à la faculté de Strasbourg avant 1870. Il y avait élu domicile2.

Dans cet immeuble, au rez de chaussée, se trouvait en 1870 "la luxueuse salle de débit de la brasserie Schneider de Koenigshoffen" (Seyboth, Strasbourg Historique et Pittoresque), puis la brasserie Aux 2 Haches, avec une sortie au n°4, rue Saint Hélène, en 1913 la brasserie Thomasbrau, puis le cinéma théâtre Olympia, par la suite en 1954 le Caméo. Dans ce cinéma il y avait un bar où l'on pouvait boire et fumer. En 1979 il se transforma en discothèque Studio 80 dont le nom se trouve encore sur la façade. Après cela ce fut un magasin Tout à 10 Francs et maintenant la supérette Norma.

Brasserie Schneider4

Date 1889
Architecte Albert Nadler
Frédéric-Louis de Rutté
Verrier d'art Frères Ott

La brasserie Schneider avec ses trois salles latérales et la grande salle avec ses trois coupoles a été construite par les architectes de Rutté et Nadler, dans le style renaissance, en 1889. Les vitraux des coupoles sont dûes au verrier Ott4.

La villa du brasseur Schneider existe toujours à Koenigshoffen, elle a été construite également par l'architecte suisse Frédéric-Louis de Rutté.

Information

Date 16/10/1930

Inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques: arrêté du 16 Octobre 1930.

Eléments protégés: façade et balcon.

Façade: 1766 - 1790.

Balcon: 1790 - 91.


Références

  1. a, b, c, d, e et f Dictionnaire des Monuments Historiques Alsace , p.523
  2. a, b, c et d Strasbourg insolite et secret (Livre)
  3. a, b et c Seyboth Das Alte Strassburg (Livre) - Seyboth, Adolphe, Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, bearb. von Adolph Seyboth, Strasbourg, J.H.E. Heitz (Heitz & Mündel),1890, p.80
  4. a et b Strassburg und seine Bauten (Livre), p.548 [archive]

Contribute to this article

Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Fabien Romary

43 months ago
Score 0
Merci pour les informations que j'ai ajouté dans le texte de l'adresse puisque vous citer vos sources.

Jocelyne BOES

43 months ago
Score 0

Pierre-Michel d'Ixnard, né en 1723 à Nîmes mort le 21 août 1795 à Strasbourg, était un architecte français qui œuvra surtout en Allemagne méridionale, où il y est célèbre pour son style néo-classique précoce.

Dans le Patrimoine des communes du Bas Rhin, l'article concernant cette adresse mentionne Pierre Michel d'Ixnard comme architecte.

"Façade en grès de style rococo, 1766, assagi après 1790, tout en conservant son plissé baroque.Balcon au 1er étage de style Louis XVI sur 3 travées, reposant sur des consoles de fer forgé. Au centre, rosace en tôle repoussée."

Joël DURAND

43 months ago
Score 0
Vers 1580, la maison située à cet emplacement était la demeure de Paul Hochfelder, syndic de la ville puis plus tard, elle abrita en 1681 l'Ammeister Jean-Frédéric Würz. Vers 1705, un restaurant français s'y établit à l'enseigne du Dragon-Vert. La façade était ornée d'un oriel du XVI° siècle jusqu'à sa reconstruction en 1766 par le maître maçon Starck, qui en fit l'Hôtel Ferrier. Celui-ci fut retouché en 1790 par l'architecte Pierre-Michel d'Ixnard en style néo-classique. (Source Seyboth)