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Eglise Saint Pierre le jeune (protestant) (Strasbourg)

From Archi-Wiki

5 Place Saint Pierre le Jeune

Image principale
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Date de construction environ 700
Structure Lieu de culte (église, temple, synagogue, mosquée)

Date de construction 1031 à 1320
Courant architectural roman

Date de extension 1491
Courant architectural gothique

Date de construction 1491
Architecte Hans Hammer
Courant architectural gothique

Date de construction environ 1780
Architecte Pierre Michel d'Ixnard

Date de transformation 1897 à 1901
Architecte Carl Schäfer

Date de construction environ 1900

Date de construction environ 1900
Verrier d'art Frères Ott

Date de transformation 1960

Classement Monument Historique 1862
Consultez les 21 actualités de l'adresse


Crypte

Date environ 700

A l'époque Mérovingienne on trouvait à cet emplacement une chapelle.

Il subsiste encore une crypte qui se trouvait sous la chapelle. Dimension de la crypte: 8,4 * 4 mètres.

Des ossements se trouvent dans un caveau et datent environ du VIII-Xème siècle. La tombe en maçonnerie est du VIIIème.1

Une autre source date le caveau funéraire, du IVe au Xe siècle2

Construction

Date 1031 à 1320

Trois églises ont été construites successivement au même endroit. Au début du Moyen-Âge, une petite église, dédiée à Saint Colomban - ou Sainte Colombe ? -, dont il subsiste sous le bas-côté extérieur sud un caveau. En 1031 fut commencée la construction d’une église romane, pour un chapitre de chanoines. Il en reste le cloître et les étages inférieurs du clocher. Lors de sa consécration en 1053, probablement par le Pape Léon IX, l’église prit le nom de Saint Pierre le Jeune pour la distinguer d’une autre église dédiée à Saint Pierre, qui prit le nom de Saint Pierre le Vieux.

L’église actuelle, commencée dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le choeur, fut consacrée en 1320.3

Eglise Saint Pierre le jeune (protestant)

Date 1491

Voir le site officiel de l'église Saint Pierre le Jeune [archive]

Chapelle de la Trinité

Date 1491
Architecte Hans Hammer

La chapelle de la Trinité a été achevée en 1491 par Hans Hammer, dans un très beau style gothique flamboyant.

Hans Hammer est également l'auteur de la chaire de la cathédrale dans le style flamboyant.4

Construction

Date environ 1780
Architecte Pierre Michel d'Ixnard

Le clocheton a été réalisé par Pierre Michel Ixnard, il a ensuite été démoli lors des travaux de rénovation de Carl Schäfer.5

Information 6

Date 1862

Classement parmi les Monuments Historiques Liste de 1862 J.O. du 16/02/1930

L’église protestante Saint Pierre le Jeune.

Sur le site officiel de l'église [archive] l'historique indique que l'église est classée dès 1848 or le Dictionnaire des Monuments Historiques indique 1862, date du classement des premiers monuments historiques (la Cathédrale par exemple). Le site de la DRAC indique aussi 1862.

Rénovation7

Date 1897 à 1901
Architecte Carl Schäfer

Restauration des anciennes fresques, mises à jour et restaurées.8

L'entrée principale de style néo-gothique a également été modifiée à cette période, de façon latérale à l'église, comme le portail nord de la cathédrale. On a aussi rajouté des flèches en cuivre sur le toit.9

C'est aussi à cette période que la séparation de la nef entre catholiques et protestants disparait. En effet une autre église Saint Pierre le Jeune a été tout spécialement construite pour les Catholiques dans le quartier Tribunal rue Saint Léon.

source de l'architecte : 'Strasbourg 1900 - Naissance d'une capitale (p209)'

Vitraux des bas-côtés de la nef (cycles du jardin d’Eden et des suites de la chute)

Date environ 1900

Introduction:

Les vitraux des bas-côtés de la nef de l’église Saint-Pierre-le-Jeune proposent un programme iconographique impressionnant qui va d'Adam et Eve à Jean-Baptiste, à savoir six cycles : le cycle du jardin d’Eden, le cycle des suites de la chute, le cycle d’Abraham, le cycle de Moïse, le cycle de David et le cycle de Jean-Baptiste.

Cette synthèse théologique et artistique date sans doute de l’époque de la grande restauration de l’église, confiée à Carl Schäfer. Parmi toutes les restaurations projetées et effectuées, le chantier de restauration des vitraux de l’église endommagés par le temps et les péripéties de l’Histoire, n’était sans doute pas le moindre des défis. Et pourtant, on ne trouve quasiment rien, si l’on cherche à se documenter à ce sujet.

Précisons d’emblée qu’on se contentera de proposer et de commenter ici les images des seuls deux premiers cycles. Le lecteur curieux de découvrir les quatre cycles suivants pourra en effet profiter de l’énorme travail réalisé par Ernest Muller sur cette église en cliquant sur le lien vers son site, qui est proposé à la fin de cette notice.

Quant aux deux premiers cycles, on suivra, comme il se doit, l’ordre chronologique, en commençant par le cycle du jardin d’Eden.

Premier cycle : cycle du jardin d’Eden :

Il est composé de trois vitraux du bas-côté nord, qui comportent chacun un seul médaillon figuratif :

- La création d’Adam :

La première de ces images représente, comme il est logique, Dieu créant Adam. On remarquera que l’auteur du médaillon représente Dieu, ce qu’interdit le judaïsme (interdit datant sans doute du retour d’exil à Babylone), puis à son tour l’islam. Dieu semble bénir Adam d’une main, et de l’autre, lui indiquer une direction. Adam est agenouillé et présente ses mains ouvertes, comme s’il exprimait une prière ou une attente. Peut-être la création d’Eve ?

- La création d’Eve :

Le deuxième petit vitrail de ce cycle représente en effet, sans hésiter, la création d’Eve. Adam est plongé dans un sommeil profond (il est représenté assis, car on dormait assis au Moyen Âge, nous a expliqué la conférencière Evelyne Frank, lors d’une visite guidée méditative de l’église !) (soit dit en passant, si cette remarque est pertinente, elle semblerait confirmer que l’auteur de la scène a en tête une représentation du Moyen-Âge) . Eve est créée à partir de la côte d’Adam, ou de son côté, selon l’interprétation choisie, et donc de son Moi le plus intime, peut-être même de son rêve le plus profond !

- La chute :

L’image est presque archétypique : l’arbre de la connaissance du bien et du mal, autour duquel s’enroule le serpent, sépare Adam et Eve, encore seuls « locataires » de la planète. Eve a déjà cueilli le fruit défendu avec sa main droite, et de sa main gauche elle semble acquiescer au serpent. Mais celui-ci est tout occupé à charmer Adam, qui, lui, donne l’impression de repousser ses avances de sa main gauche.

Deuxième cycle : cycle des suites de la chute :

On trouvera ce cycle dans les bas-côtés sud de la nef, qui font face, comme il est naturel, aux bas-côtés nord. On remarquera cependant une différence : les vitraux du bas-côté sud sont plus nombreux et comportent davantage de médaillons figuratifs que ceux du côté nord.

Par ailleurs, ils vont chronologiquement d’ouest en est, ce détail témoignant sans doute symboliquement d’un chemin qui va de l’obscurité à la lumière.

Le premier de ces vitraux, appelés par Ernest Muller, cycle des suites de la chute, comporte trois médaillons figuratifs, qu’on lira donc en allant de la droite vers la gauche (d’ouest en est). Le thème est ici clairement celui du mal, de son origine, de ses effets, et des ressources salutaires proposées par le Dieu biblique.

- Adam et Eve chassés du Paradis :

Un ange de Dieu muni d’une épée chasse Adam et Eve du jardin d’Eden. Ces derniers, les yeux clos (signe de leur aveuglement), cachent leur nudité avec des feuilles de vignes (le texte parlerait pourtant de feuilles de figuier ? ), et leurs visages avec leurs mains. Il sont conscients d’avoir enfreint la règle édictée par Dieu, de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, cette connaissance étant le privilège des êtres divins plus puissants que l’homme.

- Caïn et Abel, ou le premier meurtre.

Dieu avait remarqué que Caïn s’était irrité parce qu’il avait tourné son regard vers l’offrande de son frère Abel plutôt que vers la sienne. Il s’adressa donc à Caïn en particulier, en l’avertissant du danger d’être dominé par son ressentiment. Mais Caïn n’en a cure, et on le voit attaquer Abel dans son dos, alors qu’il est à genoux devant l’autel et son offrande. On remarquera que sur son offrande les flammes s’élèvent vers le ciel, alors que sur l’autel élevé par Caïn, les flammes stagnent sans s’élever.

- Noé survivant du déluge procède au premier holocauste.

Noé, parce qu’il est juste, a été préservé du déluge, envoyé par Dieu sur la terre pour châtier l’Homme de son penchant vers le mal. Et comme dans les textes mésopotamiens, dont s’est inspiré le récit du déluge, Noé offre un sacrifice. Il s’agit du premier holocauste, immolation totale d’un animal sur un autel. On remarquera également l’Arche qui a permis à Noé et aux siens de survivre, ainsi que l’Arc-en-ciel, signe de l’alliance initiée par Dieu avec la terre, et toute chair qui est sur la terre.

Lien externe : Site d’Ernest Muller [archive], consulté le 29/07/2017.

Vitraux

Date environ 1900
Verrier d'art Frères Ott

les vitraux d'origine ont éclaté lors des bombardements de 1870.

les vitraux actuels ont été réalisés par la maison Ott.

La polychromie du portail d'Erwin est supprimée

Date 1960

Dans les années 1960 la polychromie qui se trouvait sur le portail d'Erwin de Steinbach a été supprimée. On voulait supprimer les vieilles peintures nocives sur ces pierres, et d'une certaine manière on a dégermanisé ce portail car à cette époque on rejetait le XIXème siècle et la polychromie était une illustration du mauvais goût de l'ennemi.10

Le crépi de l'église possédait également une polychromie avec un fond blanc et des joints en rouge. Cette peinture a été supprimée au profit d'une couleur qui tend vers le grès des Vosges. Ces travaux ont obtenu l'aval du conservateur en chef des monuments historique, Bertrand Monnet [archive])11

Rénovation des portes12

Date 11/9/2009

Les 10 portes de l'édifice ont été mises en peinture et les ferrures ont été rénovées. Le rouge qui a été choisi est celui de la couleur d'origine qui a été retrouvée sous les anciennes couches.

A lire l'article des DNA du 11/09/2009 [archive]

Chapelle des Zorn

Date 22/6/2011
Peintre Sylvie Lander

Inauguration de l'oeuvre "A ciel ouvert" de Sylvie Lander, insallée dans l'enfeu de la chapelle (DNA du 19/6/2011)

Pour en savoir plus sur Sylvie Lander [archive]

Restauration des fresques

Date 7/2014
Architecte Pierre-Yves Caillault

Lancement du chantier

Bibliographie

- Entre gothique et néogothique : les polychromies de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg et la réception des travaux de Carl Schäfer [archive], par Anne Vuillemard-Jenn, historienne de l'art, article paru dans les Cahiers Alsaciens d'Archéologie d'art et d'histoire, 2013

Rénovation de la toiture13

Date 22/5/2017

En 1967 a commencé la rénovation complète de la toiture. Aucune restauration de la toiture n'avait été effectuée depuis 1900. La toiture retrouvera son aspect d'avant la guerre de 1914-1918 au cours de laquelle les plaques de cuivre avaient été confisquées et remplacées par des tuiles. Après l'orage de grêle de 1958, certaines parties de la toitue avaient été recouvertes de feuilles de carton bituminé.14

Autres vues sur cette adresse

Vues prises depuis cette adresse

Références

  1. Isabelle Kapp, historienne de l'art, lors d'une visite guidée de l'église le 1er décembre 2011
  2. historique de l'église sur le site officiel [archive] consulté le 04/04/2014
  3. historique de l'église [archive] consulté le 04/04/2014
  4. historique sur le site officiel de l'église [archive]
  5. visite guidée 'archi classique' du 15 mai 2011 par M. Franck Burckel des archives de Strasbourg
  6. Dictionnaire des Monuments Historiques d'Alsace (Livre)
  7. Wikipedia (site internet)
  8. historique de l'église [archive]
  9. Wikipédia [archive] et visite 'Neustadt' de Laurent Kohler, architecte, le 3 octobre 2010 dans le cadre des journées de l'architecture
  10. Anne Vuillemard-Jenn, historienne de l’art, dans Le Portail d'Erwin [archive]
  11. Klaus Nohlen, dans Histoire de l'Edifice [archive]
  12. DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace (journal quotidien)
  13. DNA (site internet)
  14. DNA du 21/5/2017, rubrique:il y a 50 ans [archive]

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Wilfred HELMLINGER

25 months ago
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J’ai remarqué qu’ on ne trouve quasiment aucun renseignement au sujet des vitraux de cette église dans aucune source, ce qui est déjà un signe ou un message, plutôt négatif, à savoir qu’ils ne présenteraient pas un intérêt majeur (a contrario, les sources sont très bavardes au sujet des vitraux de l’église Saint-Guillaume, par exemple, qui sont en effet très beaux et très anciens). Seul le site officiel de l’église Saint-Pierre-le-Jeune évoque l’existence de vitraux dans l’église, mais il est simplement affirmé que les vitraux de l’église datent d’environ 1900. Il est donc probable qu’ils datent de la restauration tous azimuts de l’église confiée à l’architecte Carl Schäfer à partir de 1897. J’avance cette hypothèse dans la fiche sans autre argument. Je dois reconnaître cependant que je trouve très réussis les six cycles des bas-côtés de la nef. D’ailleurs, s’il s’agit d’une sorte de mise au goût du jour de vitraux anciens, comme je le pense, il y a quand même probablement un ou deux ateliers bien précis qui se sont occupés de leur réalisation. Et il est quand même dommage qu’on ne sache absolument rien à leur sujet, car ces vitraux ne sont pas dénués de charme. Il est vrai qu’on a spontanément toujours tendance à préférer une œuvre qui est dans le jus de son époque : par exemple : du vrai gothique, du vrai roman, du vrai baroque, du vrai Art Nouveau, plutôt que du néo ou du pastiche. Bon, pour revenir à l’église Saint-Pierre-le Jeune, on m’a dit qu’un passionné s’était lancé pour rédiger à son sujet une grande monographie. J’essaierai donc de contacter cette personne et de savoir où en est ce projet.

Roland burckel

25 months ago
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première soirée le 4 juillet

Anne-françoise auberger

25 months ago
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Reprise des Soirées estivales : tous les vendredis d'été à partir de 18H30, visite guidée thématique, concert et échange. Vendredi 11 juillet, on fera le point sur la restauration des peintures murales, entrée libre.1

Wilfred HELMLINGER

25 months ago
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Pour ceux qui s'intéressent à Peter Schwarber, l'archiviste Bernhard Metz lui a consacré, ainsi qu'à la famille strasbourgeoise du même nom, une longue notice dans le NDBA n° 34, pages 3570 à 3571. On y apprend, en particulier, que Strasbourg avait dédié en 1881 une rue à Peter Schwarber (aujourd'hui partie Nord du quai Müllenheim), ce qui fait écho rétrospectivement au voeu du Cercle Menachem Taffel, qui milite pour que la mémoire de ce juste soit donnée à une rue de la ville...

Wilfred HELMLINGER

25 months ago
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Sauf erreur de ma part, malgré l'existence de 27 événements, j'ai cherché en vain un événement concernant d'éventuels monuments funéraires. En existe-t-il ? Peter Schwarber, l'Ammeister de Strasbourg, qui avait pris, sans succès, la cause des Juifs avant le massacre de la Saint-Valentin 1349, aurait été enterré ici, en 1366, après un exil forcé à Benfeld. Le "premier Juste de l'histoire alsacienne" reposerait donc ici .2.

Roland burckel

25 months ago
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petite rectification: les visites commencent à 18h30

Anne-françoise auberger

25 months ago
Score 0
Visites thématiques du temple, suivies de concerts dans le cloître, sont organisées durant l'été tous les vendredis soir à partir de 18H, entrée libre.3
  1. DNA du 02/06/2014 [archive]
  2. "Les monuments funéraires de l'église Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg", in Cahiers alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, t. 27, 1984, p. 56, article cité par Jean-Pierre Lambert, in Annuaire 2013 de la Société d'Histoire des Quatre Cantons, page 36
  3. DNA du 02/07/2013 [archive]