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32 Rue des Juifs (Strasbourg)

From Archi-Wiki

32 rue des Juifs

Image principale
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Date de construction environ 1770
Architecte Joseph Massol
Courant architectural néoclassique

Date de construction 1934 à 2006
Structure Commerces
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Information

Cette adresse a une longue histoire, ce que l’on peut constater en consultant les livres Strasbourg historique et pittoresque et Das Alte Strassburg de A.Seyboth.

Au n °32 se trouvait dans la première moitié du XIVème siècle la cour du chevalier Burkart Pamphilin. La maison s’appelle encore « Zu den Panfelin » en 1405 et appartient jusqu'en 1770 au n°30 [archive].

On apprend aussi que conjointement avec le n°30, s'élevait jadis à cet endroit, « l'antique Synagogue des Juifs ». Après que ceux-ci furent chassés du territoire de la ville, l'endroit abrita un hospice de paralytiques avec une chapelle dédiée à Saint Valentin. La maison changea maintes fois de propriétaires, notamment les Rathsamhausen vers 1650. Les deux ouvrages de Seyboth mentionnent également l’Hôtel de la Pailletterie, du nom du marquis Anne-François Davy de la Pailletterie, qui en hérita vers 1750. D’après le livre Das Alte Strassburg de Seyboth, l’hôtel portait également le nom « Rathsamhausen zum Stein » en 1768.

Construction1

Date environ 1770
Architecte Joseph Massol


Le n°32 fut acquis en 1769 par les Dettlingen qui en firent reconstruire la façade par l’architecte Joseph Massol en 1769 et / ou en 1770. Les portes et fenêtres sont changées de place, et il y a une issue au 11 rue des Pucelles. La façade vers la rue des Juifs a au premier étage, ainsi qu’au deuxième, six fenêtres rectangulaires regroupées par paires. Une corniche ornée d’oves et de denticules se trouve sous la toiture. Au rez-de-chaussée, une porte cochère avec un arc en plein cintre comporte le millésime 1631. La porte n’a donc probablement pas été modifiée lors des travaux de 1770.

Une photographie de 1898 (visible au bas de la page) montre que les autres ouvertures du rez-de-chaussée étaient aussi des fenêtres rectangulaires, mais qui sont aujourd’hui remplacées par des baies avec des arcs en plein cintre. La façade est dans l’ensemble assez sobre et annonce déjà le néoclassicisme.

L'architecte Joseph Massol qui habitait non loin d'ici, au 36 rue des Juifs [archive], décède en 1771, et cet immeuble est donc l’une de ses dernières œuvres.

Ciné - Photo - Projection

Date 1934 à 2006

C' était un local commercial comme on n' en fait plus, une boutique accrochée dans le temps. A l' effet rétro participent une devanture garnie d' appareils d' occasion et, à l' intérieur, un décor nickel, inchangé depuis des lustres avec un mobilier en chêne clair, des vieilles pubs Kodak, un instamatic géant en plastique. Sur le comptoir trône habituellement un antique projecteur et dans les rayonnages, sous vitrine, apparaît la collection privée où figure en place le Contax Zeiss Ikon d' Eugène Schoenfelder, fondateur de la maison.

Au départ en 1932, il a fait son cinéma. Transfuge du distributeur Étoile. Eugène s'est installé à son compte, a fondé la Centrale du cinéma, commerce spécialisé dans la location de films et de vente de caméras et projecteurs. Puis vint la guerre, les activité tournant autour de cinéma étaient interdites, et c'est à ce moment que le magasin se lança dans la photo.

Le magasin était connu pour le matériel sélectionné et de belles occasions; on pouvait y trouver sur le champs des articles qu' il fallait commander ailleurs, diapos Kodachrome ou bobines de super 8, filtres au diamètre exotique et autres moutons à cinq pattes.

Le 31 mars 2006 la disparition de ce magasin de photos Schoenfelder signifie l'effacement d'un élément familier et immuable du décor strasbourgeois: la rue des juifs a perdu l'une de ses plus anciennes boutiques , la seule à avoir conservé son allure d'origine. L'éclipse traduit également la fin d'une ère photographique, s' inscrivant dans une mutation où l' image n'est plus que pixels, où se voile l'instantané figé par la lumière et les sels d'argent.2


Autres vues sur cette adresse

Références

Sources

Strasbourg historique et pittoresque d’Adolphe Seyboth, tome II, p. 669-670

Das Alte Strassburg [archive], du même auteur, publié en 1890, p. 29 Strasbourg historique et pittoresque d’Adolphe Seyboth, tome II, p. 669-670

Das Alte Strassburg [archive], du même auteur, publié en 1890, p. 29