Loading...

Cimetière Nord (Strasbourg)

From Archi-Wiki

1 place des Peupliers

Image principale
"2014-10-00" contains a sequence that could not be interpreted against an available match matrix for date components.
Chargement de la carte...

Date de construction 1914 à 1922
Architecte Paul Dopff
Fritz Beblo
Structure Cimetière

Date de construction environ 1921
Structure Statue/sculpture/oeuvre d'art

Date de construction 1948
Sculpteur René Hetzel

Date de construction environ 1965
Structure Cimetière

Date de construction environ 1965

Date de construction environ 1971

Date de construction environ 1996

Date de ravalement 10/2014
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Cimetière Nord1

Date 1914 à 1922
Architecte Paul Dopff
Fritz Beblo

Aménagé à partir de 1914, c'est le plus grand cimetière de Strasbourg et il s'étend sur 18 hectares.

Le cimetière nord a été créé en 1917, les bâtiments néo-classiques, petite et Grande Chapelle, pavillon d'entrée, ont été réalisés par Paul Dopff et conçus par Fritz Beblo.2

D'après le Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg (éd. 2011, pages 3 et 4), c’est par décision du Conseil Municipal du 6 mai 1914 qu’est adoptée la création du Cimetière Nord. Les premiers travaux sont exécutés entre 1914 et 1916 et la première inhumation est faite le 20 novembre 1917, d’après le registre du cimetière.

Une particularité de ce lieu réside dans les nombreuses niches ménagées dans le mur de clôture pour recevoir les urnes contenant les cendres des défunts, à une période où la crémation était encore relativement peu répandue.

Certaines tombes, datées des années 1920 et 1930, présentent une remarquable homogénéité typologique, sans doute liée à la présence d’un proche atelier spécialisé.

La conception générale du cimetière est également de grande qualité. Le cimetière est conçu comme un vaste jardin à la française avec de belles allées arborées, des carrés délimités par des haies, qui favorise le recueillement..

L’étang s’est formé lors de l’extraction du sable et du gravier pour la construction et a été intégré ensuite avec bonheur à l’organisation générale de l’espace funéraire.

Plusieurs extensions successives ont été nécessaires pour agrandir cette nécropole qui dessert non seulement le quartier de la Robertsau, mais aujourd’hui aussi de nombreux autres secteurs de la ville. (fin de citation de larges extraits de l'entrée en matière du guide cité).

Monument funéraire du pasteur Emile Wurtz

Date environ 1921

Le monument funéraire du pasteur Emile Wurtz est composé d’une croix de forme originale, en grès rose. Elle porte en son centre une tête de Christ couronnée d’épines en haut-relief.

Emile Wurtz (1845-1921) a occupé les fonctions de pasteur à Muttersholtz (67), Mouterhouse et Bitche (57), Preuschdorf et Waltenheim (67), prenant sa retraite en 1908.

Il a épousé le 8 juin 1876 à Strasbourg Caroline Mina née Antoni (1851-1936), fille d’un meunier de Plobsheim.

C’est sans doute leur fille Anna Wurtz (1881-1929), dont le nom est gravé sous celui d’Emile Wurtz, qui a été directrice du sanatorium pour enfants tuberculeux de la Faisanderie, au Neuhof, comme cela est mentionné en allemand sur la tombe.

Le guide cité en source commet à ce sujet une petite erreur en écrivant que cette dernière était l’épouse du pasteur Emile Wurtz. En réalité, le nom de l’épouse, qui n’est décédée qu’en 1936, est gravé sous celui de la fille du couple, décédée avant sa mère.

La tombe date en effet sans doute de 1921, date du décès du pasteur, et les noms suivants ont probablement été gravés successivement au fur et à mesure des inhumations successives. Elle se trouve dans la section n° 12, tout de suite à gauche de l’entrée principale.

Sources :

- Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, Strasbour-Robertsau, cimetière Nord, 2011, page 70.

- -Marie-Joseph Bopp, Die evangelischen Geistlichen und Theologen in Elsass und Lothringen von der Reformation bis zur Gegenwart, Neustadt a d. Aisch, 1959 n° 5757.

Monument funéraire de Myriam et Louise Hetzel

Date 1948
Sculpteur René Hetzel

Le Monument funéraire de Myriam Hetzel (1925-1946) et de Louise Hetzel (1892-1982) est remarquable en raison de la stèle sculptée par le sculpteur René Hetzel, père et époux des défunts, dont les noms figurent sur la tranche du monument.

Bien que la nature reprenne ses droits sous la forme d’un lierre grimpant, on devine que le sculpteur a représenté une figure de femme drapée, retenant un manteau qui glisse sur son épaule, les yeux levés vers le ciel.

C’est en tous les cas la description qu’on trouve dans le guide cité en source, qui, datant de 2011, avait encore une vision globale de la stèle. Celle-ci ne serait pas signée par l’artiste, mais sa paternité ne fait aucun doute.

Un ouvrage, également cité en source, en fait en effet état et date l’œuvre de 1948, donc de deux ans après la mort de Myriam Hetzel, fille du couple René et Louise Hetzel. René Hetzel est lui-même enterré ailleurs, dans la section n° 33, sa tombe étant « marquée d’une plaque simple et discrète et (…) entièrment recouverte d’un abondant tapis de lierre », selon le guide déjà cité.

Monument funéraire de Paul Dopff (1885-1965)

Date environ 1965

Le monument de Paul Dopff est constitué d’une stèle en granite noir poli qui porte une simple croix en relief.

Il sert également de cénotaphe (monument élevé en mémoire d’un défunt, mais qui ne contient pas son corps ou ses cendres) à Marc Dopff (1930-1999), dont les cendres ont été dispersées dans les Vosges, comme cela est indiqué sur la tombe.

On rappellera que Paul Dopff a exercé les fonctions d’architecte de la Ville de Strasbourg dans la période de l’entre-deux-guerres et qu’à ce titre, il a succédé à Fritz Beblo pour mener à terme l’édification du bâtiment principal et crematorium du Cimetière Nord entre 1919 et 1922.

Source :

- Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, 2011, page 67.

Lien externe:

- Arbre généalogique Dopff [archive], par Alain Telliez, sur Geneanet, consulté le 22/07/2017.

Monument funéraire de Eugène Basch (1897-1964)

Date environ 1965

Le monument en grès rose de Eugène Basch et de son épouse Emma née Nager est orné d’une sculpture en bas-relief. Celle-ci représente saint François d’Assise tendant la main vers un oiseau qui s’approche de lui pour s’y poser. Il se trouve dans la section 21 du vaste cimetière.

Eugène Basch était né le 24 novembre 1897 à Strasbourg-Robertsau, Hauptstrasse 7 (il s’agit sans doute de l’actuelle rue Boecklin), fils de Joseph Basch, tanneur (Gerber) et de Sophie Baumert, tous deux de confession catholique.

En 1953, Eugène Basch était domicilié au n° 36, rue de l’Angle, à la Robertsau.

Il est décédé le 17 décembre 1964 à Strasbourg.

Monument Armand Ingenbleek (1896-1971)

Date environ 1971

Le monument funéraire d’Armand Ingenbleek (1896-1971) et de son épouse Marthe née Nussbicker (1901-1984) se présente sous la forme d’un parchemin en grès rose légèrement incliné. Il se trouve dans la section n° 25.

Armand Ingenbleek avait mené une double carrière d'employé à la Caisse Régionale d’Assurance Vieillesse d’Alsace et de Lorraine, et d'artiste peintre. Il était devenu en 1954, vice-président de l’Association des Artistes Indépendants d’Alsace.

Le guide cité en source mentionne en particulier les fines lettres gothiques se détachant sur ce parchemin en grès et qui donnent les noms et les dates des défunts.

Mais il décrit également deux médaillons carrés, sculptés du portrait en buste des défunts, dus au ciseau du sculpteur René Hetzel, et datés de 1957.

Or, ces médaillons n’étaient plus en place sur la tombe lors de notre passage en avril 2017, comme on peut le voir sur nos photos, alors que sur la photo du guide, datant de 2011, ils étaient encore présents. C'est le motif pour lequel, nous reproduisons également, exceptionnellement, la photo du guide.3

Monument funéraire de Michel Weber (1956-1996)

Date environ 1996

Le monument funéraire de Michel Weber est un monument moderne d’une grande originalité. Il se compose d’une sculpture abstraite, signée de l’artiste et professeur d’art plastique Michel Dejean.

Selon la source citée, ce dernier avait engagé lors du décès du défunt, âgé de 40 ans, une démarche de deuil avec les enfants du défunt, alors âgés de 6, 10 et 12 ans en les faisant participer activement à la création artistique du monument.

La haute stèle a la taille exacte du défunt (1,95 m) et porte une plaque où est gravée une citation du poète Jules Supervielle : « Les hommes disparaissent sans mourir comme le font les nuages ».

Un caducée discret, presque caché, rappelle la profession de Michel Weber, qui était médecin.

Le cadre général du monument rappelle une maison et son architecture. Son caractère à la fois construit et déconstruit est symbole de la continuité et en même temps du renouveau des générations.

Le monument se situe dans la section n° 42 du vaste cimetière.

Source :

- Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, Strasbourg-Robertsau, Cimetière Nord, 2011, page 93.

Réfection des façades

Date 10/2014


Références

  1. Dictionnaire Historique des Rues de Strasbourg (Livre)
  2. le site de la ville de Strasbourg [archive] consulté le 01/01/2011, lien brisé, voir une archive de la page [archive]
  3. - Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, Strasbourg-Robertsau, Cimetière Nord, 2011, page 80.

Sources

- Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, Strasbourg-Robertsau, cimetière Nord, 2011, page 77.

- Emmanuel Honegger : René Hetzel 1902-1972, Carnet de croquis, Le Verger Editeur, 2012. - Guide des cimetières n° 6 de la Ville de Strasbourg, 2011, page 65.

- Etat civil numérisé du Bas-Rhin-Adeloch.

- Annuaires d’adresses de Strasbourg, année 1953.

Contribute to this article


Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Wilfred HELMLINGER

21 months ago
Score 0
Merci Fabien pour cette manoeuvre et les conseils. Je modifie donc la date de début (de 1912 à 1914), car celle de 1912 n'était pas sourcée.

Fabien Romary

21 months ago
Score 0

J'ai rétabli le lien sous un autre format. Le site de la ville a changé de structure c'est pourquoi le lien était inaccessible.

rappel : d'une façon général à chaque fois qu'on site une source internet de type lien il est préférable de l'indiquer sous le format "1" plutôt que de mettre une phrase du type "d'après le site xxx on apprend que ..."

J'ai mis un lien vers la page archive du site (ce type de lien existe parfois sur le site https://web.archive.org [archive])

Wilfred HELMLINGER

21 months ago
Score 0
D'après le Guide des cimetières n° 6 de la ville de Strasbourg les premiers travaux n'ont commencé qu'en 1914. Je vais retranscrire le texte sur la fiche.
  1. xxx consulté le ...