Loading...

81 Grand Rue (Strasbourg)

From Archi-Wiki

81 Grand Rue

Image principale
Chargement de la carte...

Date de construction 1772
Structure Immeuble

Date de surélévation 1860

Date de rénovation 1989 à 1993
Architecte Maurice Lauber
Robert Jacob
Agence d'architecture Atelier Jacob-Lauber
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Construction

Date 1772

On trouve cet immeuble sous le nom de " Zu dem Kübeler " 1379, 14271.

Immeuble reconstruit en 1772 pour Jean Henri Fanck, potier, remarié à Sabine Federreuter2.

Le bâtiment a été surélevé d'un étage en 1860 par la veuve Rathgeber qui était aussi propriétaire du n°832, ce qui explique l'alignement de la corniche du toit des deux bâtiments. Les deux immeubles ont été rénovés de 1989 à 1993 par l'atelier Robert Jacob et Maurice Lauber2.

Au XVIIIe siècle cet immeuble était numéroté 126 Grand'Rue.

C'est à cette adresse qu'a été composé dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Claude Rouget de Lisle, le célèbre chant de guerre de l'armée du Rhin qui deviendra La Marseillaise.

Le chant sera entonné pour la première fois au 17 rue des Charpentiers au soir du 26 avril, dans le salon du Maire de Dietrich3,4.

Une importante voie de Strasbourg porte le nom de l'auteur du célèbre chant, le Quai Rouget de Lisle.

Descriptif architectural

La façade sur rue est haute de quatre étages et possède trois fenêtres par étage. Au rez-de-chaussée, revêtu d'un appareil à refends, la porte d'entrée avec un arc en plein cintre se trouve à gauche et une grande baie avec un arc en anse de panier est située à droite.

Les fenêtres des trois étages ont des linteaux légèrement courbés avec de fausses clefs de cintre, et des appuis galbés ornent les fenêtres du premier et du deuxième étage. Le quatrième étage ajouté en 1860 se démarque par ses fenêtres rectangulaires non moulurées et la disparition des chaînages d'angle à refends qui délimitaient la façade dans les niveaux inférieurs.

Les garde-corps des fenêtres avec leur motif à volutes très simple semblent ne pas être d'origine.

Références

  1. Seyboth Das Alte Strassburg (Livre) - Seyboth, Adolphe, Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, bearb. von Adolph Seyboth, Strasbourg, J.H.E. Heitz (Heitz & Mündel),1890, p.80
  2. a, b et c Maisons de Strasbourg (site internet) - http://maisons-de-strasbourg.fr.nf/vieille-ville/f-g/grand-rue/81-grand-rue/ [archive] , consulté le 16/5/2020
  3. https://www.musees.strasbourg.eu/oeuvre-du-musee-historique/-/entity/id/220286 [archive] consulté le 14/05/2020
  4. Panneau situé à hauteur du 81 Grand'Rue, consulté le 12/05/2020

Contribute to this article

Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Wilfred HELMLINGER

35 months ago
Score 0
Un détail encore: on lit bel et bien le chiffre "1772" sur le bandeau de la clef de voûte, entourant les initiales "JHF".

Wilfred HELMLINGER

35 months ago
Score 0
Merci pour ces précisions ! De mon côté, je peux confirmer que Jean Henri Fanck, né le 18.7.1727 à Strasbourg, fils de Jean Paul Fanck, passementier, est décédé au n° 81 Grand Rue (à l'époque n° 126) le 11.8.1806. Il s'était marié trois fois : 1) en 1757 avec Susanne Marie Lobstein, 2) en 1773 avec Sabine Federreuter, 3) en 1785 avec Suzanne Madeleine Redslob, veuve de Jacques Burckart Schweighaeuser, boutonnier (Seidenknopfmacher).

Jean-Michel Wendling

35 months ago
Score 0

Le propriétaire s'appelle bien Fanck et non Franck.

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 355-v n° 1318) 1757. Mittwoch d. 5. Oct. seind nach ordentlicher proclamation ehelich copulirt und eingesegnet worden Joh: Heinrich Fanck haffner w. und b. alh. und Jfr. Susanna Maria weÿl. Andreas Lobstein Hausfeurers u. b. allh. ehl. tochter [unterzeichnet] Johann Heinrich Fanck als Hochzeider, Susana Maria lobstein als hohrin (i 361)

Wilfred HELMLINGER

35 months ago
Score 0
Très joli décor sur la clef de voûte (pot de fleurs) ! Je signale juste de petites erreurs ou différences de transcription concernant les patronymes des propriétaires, dont j'ai trouvé le mariage en date du 11 janvier 1773 en l'église Saint-Thomas. Voici la transcription faite par le pasteur de Saint-Thomas (j'ai seulement francisé les prénoms): Jean Henri Franck, veuf, bourgeois et potier à Strasbourg épouse Mlle Sabine Federreuther, fille d'André Federreuther, bourgeois et commerçant à Strasbourg.

Jean-Michel Wendling

35 months ago
Score 0
On lit non des chiffres mais des initiales, JHF, celles du maître d'ouvrage, le potier Jean Henri Fanck. Les documents disponibles permettent de dater la construction de 1772, ce qui correspond à son aspect.