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22 boulevard de Nancy (Strasbourg)

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22 boulevard de Nancy (Strasbourg)

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Date de construction environ 1882
Structure Immeuble
Courant architectural Néo-XVIIIe siècle

Date de ravalement environ 2012
Structure Hôtel
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Construction1

Date environ 1882


Description

Belle maison, avec de nombreuses caractéristiques du style néo-XVIII e s., comportant quatre travées et deux étages au-dessus d’un rez-de-chaussée en pierre.

Les étages sont ornés de trois balcons, dont un grand balcon au deuxième étage, supporté par de puissantes consoles2.

Les fenêtres comportent toutes des linteaux sculptés de manière à imiter des arcs surbaissés, pourvus de fausses clefs de cintre, et ceux du deuxième étage sont surmonté de guirlandes sculptées.

La corniche comporte huit petites consoles ainsi qu’un joli décor sculpté ininterrompu, composé de denticules. Le toit d’ardoises , enfin, est pourvu de quatre jolies lucarnes en bâtière.

L’impression d’ensemble donnée par la façade particulièrement soignée est l'élégance.

Historique

Consultation des annuaires d’adresses

Dans l’annuaire de 1890 (qui fait partie des premiers annuaires comportant davantage de renseignements), l’immeuble est déjà construit, puisqu’il est mentionné à l’adresse Weissthurmring 22, et qu’on y trouve à cette date au rez-chaussée : Schaad, Eisenb.-Maschin.-Inspector ; à l’étage 1 : Diestsche, Strohhutfabr. ; et à l’étage 2 : Dr Veil, Conrector.

Cela confirme l’ancienneté de cette maison, mitoyenne avec le n° 24, qui date de 1881-82, ce dernier ayant été construit et possédé par l’architecte Auguste Schlagdenhauffen.

En 1920, le propriétaire est d’ailleurs un certain M. Schlagdenhaufen (sic), situé 25, rue du Faubourg National (Weissthurmstrasse), peut-être un fils de l’architecte Auguste Schlagdenhauffen ? A partir de 1923, le propriétaire est l’architecte Georges Haudenschild. Sinon, y sont installés, au cours du temps, des négociants, des représentants syndicaux, un gérant et un fondé de pouvoir...

Consultation du dossier aux Archives

Celui-ci, ne s’ouvrant qu’en 1922, sans qu’on en connaisse la raison, alors que l’immeuble est à coup sûr beaucoup plus ancien, ne nous renseigne évidemment pas ni sur le maître d’oeuvre ni sur le maître d’ouvrage.

Mais il est plus que probable que l’immeuble date de la fin du XIXe s., si l’on se fie en particulier au style des ferronneries des balcons et des fenêtres.

Et même s’il ne s’agit que d’une simple supposition, le maître d’oeuvre pourrait avoir été l’architecte Auguste Schlagdenhauffen, puisque le propriétaire, en 1920 (date qui précède de peu l’ouverture du dossier), porte également ce nom et pourrait être un fils de l’architecte. Par ailleurs, on aura noté que le n° 24, mitoyen et construit en 1881-1882, est l’oeuvre de Auguste Schlagdenhauffen, Mais bien entendu, toutes ces hypothèses sont encore à confirmer.

A l’ouverture du dossier, en 1922, le propriétaire est l’architecte Georges Haudenschild, qui reçoit l’autorisation pour rehausser sa maison, même si l’année suivante il déclare avoir changé d’avis et renoncé au projet de rehaussement pourtant accueilli favorablement l’année précédente…

Au fil des années, on note en 1929 la pose d’une enseigne (Editions E. Wolff et Cie).

En 1946, Albert Ruch, de Schiltigheim, sollicite à son tour l’autorisation de poser une enseigne lumineuse pour l’« Hôtel Cl. Weber » (sans savoir si c’est la première fois à cette date que l’hôtel porte ce nom, c’est cependant une date historique pour cet immeuble, puisqu’il abrite au moins depuis 1946 et toujours encore en 2022 un hôtel au nom de « Weber »).

Deux ans plus tard, en 1948, on trouve davantage de précisions à ce sujet : l’immeuble appartient alors à un dénommé Emile Weber, mais en 1951, il est précisé que l’hôtel est exploité non par Emile Weber, mais par une madame Weber Claire, née Schoffat.

En 1964, il est précisé que l’hôtel dispose de 21 chambres d’hôtel réparties comme suit : 4 chambres au rez-de-chaussée, 2 chambres au 1er étage, 6 chambres au 2e étage et 4 chambres au 3e étage.

On notera encore que l’exploitant de l’hôtel a assurément changé en 1984, puisque Jean-Marie Pflimlin, né à Marseille et domicilié à Ostwald, est autorisé officiellement à exploiter l’Hôtel Weber, ce qui sera toujours le cas en 1996.

Entre-temps, ont été faites deux photos, conservées dans le dossier, datant sans doute de 1985 et 1992 (selon le contexte), et qu’on partagera ici, malgré la qualité très médiocre de l’une d’entre elles.

Un ravalement a été effectué dans une période comprise entre 2011 et 20143, et les persiennes ont été déposées.

Références

  1. Archives de la ville et de l'Eurométropole (Bibliothèque) - Cote 942W520
  2. Ces consoles évoquent celles de l’un des balcons du Palais Rohan, façade sur l’Ill, à Strasbourg (ce qui est évidemment une comparaison un peu exagérée pour un immeuble modeste, mais qui se veut élogieuse)
  3. Photo de 2011 visible sur cette page et Google Street View [archive], vue de mai 2014, consulté le 15/01/2023

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Wilfred HELMLINGER

5 months ago
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Concernant le style, j'hésite (néo-XVIIIe s. ?)

Digito

5 months ago
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Pour ma part je penses que néo-XVIIIe serait tout à fait approprié (rez-de-chaussée à refends, imposte en forme de tondo, guirlande, motifs rocaille des ferronneries, linteau curviligne, etc. Certains motifs sont plutôt néo-baroque comme la corniche de denticules et de consoles renversés mais globalement la façade est trop sobre pour être vraiment qualifié de baroque.

Wilfred HELMLINGER

5 months ago
Score 0
Merci Fabien, pour ton avis bien argumenté, et nuancé en plus !