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21 quai Zorn (Strasbourg)

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21 quai Zorn

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Date de construction 1893 à 1894
Architecte Albert Nadler
Entrepreneur Albert Tobias
Structure Immeuble
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Construction1

Date 1893 à 1894
Architecte Albert Nadler
Entrepreneur Albert Tobias

Vaste immeuble à l’angle de la rue Sabine et du quai Zorn, dont la longue histoire débute en 1893-1894, lorsque le projet d’un Home pour les institutrices d’Alsace et de Lorraine (Elsass-Lothringer Lehrerinnen Heim) voit le jour, sous l’impulsion conjuguée de Madame Burguburu, épouse du juge d’instruction Henri Burguburu, sans doute présidente d’une association, de l’architecte Albert Nadler, concepteur du projet et de l’entrepreneur Albert Tobias, qui fait élever l’édifice, mais qui semble s’être également engagé comme maître d’ouvrage, à la manière d’un promoteur d’aujourd’hui.

Evolution de la Construction

Du point de vue administratif, l’autorisation de construire a été accordée le 21.8.1893. La construction semble avoir été achevée le 29. 9.1894, avec l’édification d’une véranda sur une façade latérale, côté quai Zorn.

En 1911, ont lieu des transformations, mais qui paraissent minimes si l’on considère l’importance de cette construction, puisqu’il s’agit de l’installation de chambres de bonnes (Einrichtung eines Mädchenzimmers).

En 1925, la présidente du Home des Institutrices est Mme Paul Lobstein, veuve de l’ancien doyen de la Faculté de théologie protestante Paul Lobstein (1850-1922), domiciliée au n° 7, place Saint-Thomas, et c’est elle qui est maître d’ouvrage concernant la construction d’une clôture, le maître d’œuvre étant l’architecte Alfred Scheyder, situé 35, rue d’Ypres. Une carte postale, sans doute datée de cette époque, montre que la clôture concernait également la façade du quai Zorn.

En 1933, a lieu la construction d’une annexe à la façade latérale du bâtiment principal (quai Zorn) (il s’agit sans doute d’une nouvelle véranda, de conception complètement différente et remplaçant celle conçue par Albert Nadler par le passé). Le maître d’œuvre est l’entreprise Klinke et Meyer, de Zurich. L’entreprise de construction est Louis Léon, de Seltz (Bas-Rhin). Les travaux sont terminés au 23.10.1933. Cette annexe existe de toute évidence encore aujourd’hui.

En 1937, enfin, installation d’un ascenseur, par l’entrepreneur E. Belling, situé 3, rue de Thann.

Le dossier consulté est clos en 1978, et on ne prendra donc pas en compte ci des travaux plus récents.

Evolution du lieu d’accueil

Il est difficile de savoir quel était le statut exact de cet établissement lors de sa création : public ou privé ? confessionnel ou laïque ? Et ces distinctions étaient-elles seulement pertinentes dans l’Allemagne de cette époque ? On croit en tous les cas comprendre qu’au début ce home permettait de loger des institutrices en fonction. D’après une source non identifiée, « jusqu'en 1918 cette maison comptait 56 chambres pour loger les institutrices allemandes qui enseignaient à Strasbourg ».

Il semble cependant que peu à peu ce soient uniquement des institutrices retraitées qui aient trouvé ici un lieu de résidence. L’histoire de ce home n’ayant pas pu être trouvée, tout cela est difficile à préciser, de même que le caractère confessionnel ou laïque du home. A l’origine, il ne semble cependant pas que le home ait été une institution confessionnelle, même si Madame Burguburu, qui signe la demande d’autorisation de construire, était la mère de Pierre Burguburu (1869-1933), médecin, animateur social et homme politique catholique. Mais en 1925, la présidente est Madame Paul Lobstein, veuve du doyen de la Faculté protestante de théologie protestante, et cela semble montrer quand même que la maison serait alors entrée dans le giron protestant...

Toujours est-il qu’un courrier daté de 1971 dans le dossier permet de penser que l’établissement n’accueille à cette date que des personnes retraitées de l’Enseignement.

Aujourd’hui, deux plaques apposées à l’entrée du bâtiment : « Home Bethesda » et « La Traversée » permettent de préciser la gestion et l’objectif de ces lieux :

- Le « Home Bethesda », créé vers 2004, est un lieu d’accueil et une résidence accueillant des sœurs retraitées, gérés par la congrégation des Sœurs de Bethesda, une communauté de diaconesses de l’Eglise Evangélique Méthodiste.

- « La Traversée » est également une œuvre Evangélique qui a créé ici vers 2006 un lieu proposant un accompagnement ou une formation à l’accompagnement, prenant en compte, selon les termes mêmes qu’on peut lire sur le site de l’établissement, « les différents aspects de la personne avec des valeurs bibliques ».


Vues anciennes

Vues récentes

Ravalement de l'annexe

Date 2017


Références

Sources

- Site La Traversée [archive], Strasbourg, consulté le 06/09/2016

- Site concernant l’inauguration du Home Bethesda [archive], consulté le 06.09/2016

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Sylvie schlatter

30 months ago
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j'ai travaillé au Home des Institutrices de 1984 à 1991 d'abord en tant qu'aide ménagère puis en tant que gérante .C'était à l'époque une maison de retraite qui appartenait à l'association du home des institutrices et qui accueillait prioritairement des institutrices retraitées mais aussi d'autres pensionnaires uniquement des dames ! Le seul homme de la maison était Monsieur Schleifer Henri qui en était le comptable .La présidente de l'association était à l'époque Melle Solt .Le Home avait été crée à l'origine pour héberger les institutrices retraitées qui se retrouvaient souvent sans famille car il leur était interdit de se marier. Ces dames pouvaient venir avec leurs meubles .Nous gardions néanmoins 3 ou 4 chambres dites de "passantes" donc meublées pour accueillir des pensionnaires pendant des laps de temps réduits . Je me souviens de quelques pensionnaires qui avaient passé plus de vingt ans au Home ! Au rdc, se trouvait la salle à manger qui accueillait 4 tables de 6 personnes mais nous montions aussi des plateaux aux étages ! Une fois par mois une messe ou un culte étaient dits dans la véranda . C'était un peu comme une grande famille, une maison de retraite à taille humaine ! 28 ou 30 pensionnaires, 9 personnels ! 10 jours de travail, 4 jours de libre !

B Magnin-Landreh

49 months ago
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Dans le hall sur lequel s'ouvre la porte d'entrée à l'angle de la rue Sabine et du quai Zorn, une plaque commémore l'inauguration du Home des institutrices par une princesse de la famille impériale, si ce n'est l'impératrice elle-même.

Le Home est resté longtemps une maison de retraite pour les institutrices jusqu'à devenir une maison de retraite pour les diaconesses.