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1 rue de Bouxwiller (Strasbourg)

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1 rue de Bouxwiller

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Date de construction environ 1936 à 1937
Architecte Eugène Brast
Entrepreneur Bartelmebs frères
Feltz
Structure Immeuble
Courant architectural Mouvement moderne
Art déco

Date de ravalement environ 2017
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Construction1

Date environ 1936 à 1937
Architecte Eugène Brast
Entrepreneur Bartelmebs frères
Feltz

Construction

L'autorisation de construire date du 19.11.1936. Le maître d'ouvrage est la Société Immobilière "Rue des Bonnes Gens", dont le gérant est Eugène Brast, l'architecte qui est le maître d'oeuvre et a conçu l'immeuble. La note de calculs relative aux travaux de béton armé est due à Roger Emery, ing. E.I.L., et Othon Ortscheidt, ingénieur. L'entreprise de construction est la maison Barthelmebs Frères et Feltz, Strasbourg Meinau. Le permis d'occupation suit la réception finale qui a eu lieu le 25.8.1937.

Description

Cet immeuble se trouve à l'angle des rues de Bouxwiller et des Bonnes Gens. L'angle est structuré par un oriel non conventionnel, parce qu'une partie est en saillie tandis que l'autre se trouve dans le corps du bâtiment. L'oriel possède trois pans du premier au cinquième étage. Le sixième étage est surmonté d'un dôme polygonal à cinq pans. Au rez-de-chaussée, l'architecte a appliqué le principe de l'oriel avec des fenêtres sur trois pans à un espace non dévolu à un oriel, c'est-à-dire dans le corps du bâtiment.

Les faces latérales ne sont pas symétriques. Du côté de la rue d'Ingwiller, la façade s'anime par un quadrillage de lignes horizontales et verticales. Ce bloc semble se détacher du reste de la construction en formant une avancée par rapport à l'angle. La muralité de cette face est particulièrement mise en valeur.

En opposition à cela, l'angle percé de nombreuses fenêtres allège la construction et crée du contraste. La dernière face, celle de la rue de Bouxwiller, semble proposer une sorte de compromis entre la monumentalité du bâti (face rue d'Ingwiller) et la légèreté de formes plus modernes (angle). Effectivement, cette face, simplifiée par rapport aux autres, s'articule principalement autour des balcons latéraux en forte saillie et d'un réseau de nombreuses fenêtres.

Notons aussi que la corniche séparant le rez-chaussée du premier étage est fortement marquée, tandis que les derniers niveaux, de forme octogonale, sont étagés un peu comme une pagode, c'est-à-dire à l'inverse d'un encorbellement : plus on monte et plus cela se rétrécit.

Le n°1 et son vis-à-vis le n°2 semblent des tours de guet qui gardent l'entrée de la rue.

L'angle du bâtiment avec ses fenêtres sur trois pans ressemble à un autre immeuble construit à la même période par Eugène Rohmer au n°6 rue de Berne2.

Les façades ont été repeintes en blanc lors d'un ravalement en 2016 ou 20173.

Références

  1. Archives de la ville et de l'Eurométropole (Bibliothèque) - Cote 654W98
  2. Information communiquée par Amandine Clodi, doctorante en histoire de l'art, lors d'une visite du quartier Halles, architecture moderne des années 1930, le 16/06/2019
  3. Google Street View [archive], consulté le 28/08/2021

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