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Il a aussi réalisé des projets de vitraux, des tapis muraux, des peintures à l’acrylique, des gouaches, des laques sur bois, des batiks, des dessins, des sérigraphies <ref name="Lotz" />.
 
Il a aussi réalisé des projets de vitraux, des tapis muraux, des peintures à l’acrylique, des gouaches, des laques sur bois, des batiks, des dessins, des sérigraphies <ref name="Lotz" />.
  
Ses vitraux, peintures et fresques se trouvent dans les églises de Mittelbergheim, Andolsheim, Horbourg, Mietesheim<ref>D’après un renseignement oral du pasteur Jean Claude Hutchen, cette fresque aurait été détruite depuis lors et sans doute remplacée par un autre décor, au grand dam d’un paroissien qui rappelait qu’il avait vendu une vache pour la financer, et dont le dessin ressemblait en tous points au dessin des vitraux de l’église du Neudorf, selon J.Cl. Hutchen</ref>, Waldhambach, Engwiller, Strasbourg-Neudorf (1962) <ref>Les onze vitraux de l’église protestante de Strasbourg-Neudorf constituent une œuvre de jeunesse de Robert Fausser, puisqu’il n'est âgé que de 35 ans lorsqu’ils sont réalisés par le maître-verrier V. Bischoff, en 1961.  A noter le va-et vient très réussi, et à peine perceptible,  entre l’art abstrait (2 vitraux) et l’art figuratif (9 vitraux). Les couleurs sont à tous points de vue magnifiques et le dessin d’une grande qualité et d’une grande  maîtrise , pleine de pudeur en même temps que de profondeur, d’expression concrète et de symbolisme mystique </ref>.  Il a aussi conçu le panneau mural de la Caisse d’assurance vieillesse à Strasbourg (1974) <ref name="Storne" />.
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Ses vitraux, peintures et fresques se trouvent dans les églises de Mittelbergheim, Andolsheim, Horbourg, Mietesheim<ref>D’après un renseignement oral du pasteur Jean Claude Hutchen, cette fresque, dont le dessin ressemblait en tous points au dessin des vitraux de l’église du Neudorf,  aurait été détruite depuis lors et sans doute remplacée par un autre décor, au grand dam d’un paroissien qui rappelait qu’il avait vendu une vache pour la financer...</ref>, Waldhambach, Engwiller, Strasbourg-Neudorf (1962) <ref>Les onze vitraux de l’église protestante de Strasbourg-Neudorf constituent une œuvre de jeunesse de Robert Fausser, puisqu’il n'est âgé que de 35 ans lorsqu’ils sont réalisés par le maître-verrier V. Bischoff, en 1961.  A noter le va-et vient très réussi, et à peine perceptible,  entre l’art abstrait (2 vitraux) et l’art figuratif (9 vitraux). Les couleurs sont à tous points de vue magnifiques et le dessin d’une grande qualité et d’une grande  maîtrise , pleine de pudeur en même temps que de profondeur, d’expression concrète et de symbolisme mystique </ref>.  Il a aussi conçu le panneau mural de la Caisse d’assurance vieillesse à Strasbourg (1974) <ref name="Storne" />.
  
 
Il a été professeur de dessin (1954-1970) aux lycées de Sarreguemines, Molsheim et Strasbourg (Fustel-de-Coulanges). A l’Ecole d’architecture de Strasbourg, il a enseigné l’expression plastique de 1974 à 1988 <ref name="Storne" />.
 
Il a été professeur de dessin (1954-1970) aux lycées de Sarreguemines, Molsheim et Strasbourg (Fustel-de-Coulanges). A l’Ecole d’architecture de Strasbourg, il a enseigné l’expression plastique de 1974 à 1988 <ref name="Storne" />.
  
Gabriel Andrès le décrivait comme un « esprit généreux et exubérant, ouvert à toutes les tendances de l’art (et qui) a prouvé qu’entre le figuratif et l’abstrait les différences sont parfois infimes et qu’un artiste intelligent devrait être capable de les franchir sans se renier soi-même » (« L’art contemporain en Alsace depuis 1950 », in Saisons d’Alsace, 1973) <ref name="Lotz" />.
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Gabriel Andrès le décrivait comme un « ''esprit généreux et exubérant, ouvert à toutes les tendances de l’art (et qui) a prouvé qu’entre le figuratif et l’abstrait les différences sont parfois infimes et qu’un artiste intelligent devrait être capable de les franchir sans se renier soi-même'' » (« L’art contemporain en Alsace depuis 1950 », in Saisons d’Alsace, 1973) <ref name="Lotz" />.
  
 
On mentionnera encore une série de tableaux illustrant des scènes de la vie du Christ, qui ont été exposés du 13 au 22 juin 1997 au cloître de l’église protestante luthérienne Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg. Robert Fausser avait écrit à cette occasion un avertissement subtil au visiteur. L’image du carton d’invitation représentait la scène de la guérison d’une femme souffrant d’hémorragie depuis 12 ans, guérie après avoir simplement touché Jésus.  
 
On mentionnera encore une série de tableaux illustrant des scènes de la vie du Christ, qui ont été exposés du 13 au 22 juin 1997 au cloître de l’église protestante luthérienne Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg. Robert Fausser avait écrit à cette occasion un avertissement subtil au visiteur. L’image du carton d’invitation représentait la scène de la guérison d’une femme souffrant d’hémorragie depuis 12 ans, guérie après avoir simplement touché Jésus.  
  
Ces tableaux, ou au moins une partie d'entre eux,  ont par la suite été prêtés à l’église protestante réformée Saint-Paul à Strasbourg, où il ont été exposés pendant des années. Enfin, on apprend d’après une publicité en ligne, que ces tableaux ont depuis lors été légués au Centre spirituel Jésuite de Penboc’h, en Bretagne, et qu’ils ont fait l’objet d’un ouvrage publié récemment sous la direction de Bruno Régent, s. j. <ref>Publicité pour l’ouvrage « Chemin spirituel », de Bruno Régent,  « à l’écoute des tableaux de Robert Fausser » : https://www.editionsjesuites.com/fr/livre-un-chemin-spirituel-2004.html, consulté le 09/07/2019</ref>.  
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Ces tableaux, ou au moins une partie d'entre eux,  ont par la suite été offerts à l’église protestante réformée Saint-Paul à Strasbourg, où il ont été exposés pendant des années. Enfin, on apprend d’après une publicité en ligne, que ces tableaux ont été depuis lors été légués au Centre spirituel Jésuite de Penboc’h, en Bretagne, et qu’ils ont fait l’objet d’un ouvrage publié récemment sous la direction de Bruno Régent, s. j. <ref>Publicité pour l’ouvrage « Chemin spirituel », de Bruno Régent,  « à l’écoute des tableaux de Robert Fausser » : https://www.editionsjesuites.com/fr/livre-un-chemin-spirituel-2004.html, consulté le 09/07/2019. D'après cette source, Robert Fausser "était de confession réformée" (même s'il ) "n'était pas un "chrétien pratiquant", mais il avait la foi et il aimait la Bible"</ref>.  
  
Ce parcours spirituel  « oecuménique » n’étonnera pas l’admirateur de l’œuvre de Robert Fausser. Mais il faut cependant se garder, à notre avis, de classer la créativité de Robert Fausser dans le seul champ religieux. Même s’il était essentiel pour lui, car relevant d’exigences éthiques d’une portée universelle, Robert Fausser était en effet un artiste complet, ce dont témoigne en particulier ses talents de muraliste, malheureusement difficiles à mesurer aujourd’hui en raison du peu de pérennité de ce type d’œuvre.   
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Ce destin spirituel  « oecuménique » n’étonnera pas l’admirateur de l’œuvre de Robert Fausser. Mais il faut cependant se garder, à notre avis, de classer la créativité de Robert Fausser dans le seul champ religieux. Même s’il était essentiel pour lui, car relevant d’exigences éthiques d’une portée universelle, Robert Fausser était en effet un artiste complet, ce dont témoigne en particulier ses talents de muraliste, malheureusement difficiles à mesurer aujourd’hui en raison du peu de pérennité de ce type d’œuvre.   
  
 
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Revision as of 14:00, 11 July 2019

Image principale
Date de naissance 27 novembre 1926
Date de décès 18 février 2005
Métier artiste peintre


Biographie

Artiste peintre - muraliste

Il est né le 27.11.1926 à Sélestat, fils d’Auguste Fausser, employé, de confession catholique, originaire de Strasbourg 1, et de Marthe Erica Havemann, née à Colmar, de confession protestante 2.

Il est décédé le 18.2.2005.

Il a étudié à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, dont il sort diplômé en 1946 ou 1948 (selon les sources)3.

En 1953, il est artiste peintre et il réside au n° 2, rue de la Krutenau, comme son père Auguste Fausser, qui était un employé 4. Par la suite, l’artiste a vécu avec sa famille au n° 9, rue des Garde-Forestiers, à la Cité des Chasseurs, Robertsau5.

Sa première exposition a lieu en 1955 à la Galerie Landwerlin, à Strasbourg, et il participera ensuite à quantité d’expositions individuelles et collectives en Alsace, en Allemagne et à Paris.

Il est par ailleurs membre de groupes artistiques avant-gardistes de la peinture artistique alsacienne, notamment du « Groupe des Douze ». Il est également le fondateur du groupe « Le Prisme » 6.

Il est un spécialiste de la peinture murale, et ses fresques décoraient des immeubles de Strasbourg, mais elles ont, semble-t-il, toutes disparu ou ont été remplacées aujourd’hui (François Lotz les situait - rue Calvin, à côté de l’église Saint-Guillaume, - rue Boecklin, tout près de la rue des Jardiniers, à la Robertsau, -dans la cour du Bleihof, rue des Orfèvres, - place Saint-Nicolas-Aux-Ondes, - rue du Bain-aux-Plantes) 5.

Il a aussi réalisé des projets de vitraux, des tapis muraux, des peintures à l’acrylique, des gouaches, des laques sur bois, des batiks, des dessins, des sérigraphies 5.

Ses vitraux, peintures et fresques se trouvent dans les églises de Mittelbergheim, Andolsheim, Horbourg, Mietesheim7, Waldhambach, Engwiller, Strasbourg-Neudorf (1962) 8. Il a aussi conçu le panneau mural de la Caisse d’assurance vieillesse à Strasbourg (1974) 6.

Il a été professeur de dessin (1954-1970) aux lycées de Sarreguemines, Molsheim et Strasbourg (Fustel-de-Coulanges). A l’Ecole d’architecture de Strasbourg, il a enseigné l’expression plastique de 1974 à 1988 6.

Gabriel Andrès le décrivait comme un « esprit généreux et exubérant, ouvert à toutes les tendances de l’art (et qui) a prouvé qu’entre le figuratif et l’abstrait les différences sont parfois infimes et qu’un artiste intelligent devrait être capable de les franchir sans se renier soi-même » (« L’art contemporain en Alsace depuis 1950 », in Saisons d’Alsace, 1973) 5.

On mentionnera encore une série de tableaux illustrant des scènes de la vie du Christ, qui ont été exposés du 13 au 22 juin 1997 au cloître de l’église protestante luthérienne Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg. Robert Fausser avait écrit à cette occasion un avertissement subtil au visiteur. L’image du carton d’invitation représentait la scène de la guérison d’une femme souffrant d’hémorragie depuis 12 ans, guérie après avoir simplement touché Jésus.

Ces tableaux, ou au moins une partie d'entre eux, ont par la suite été offerts à l’église protestante réformée Saint-Paul à Strasbourg, où il ont été exposés pendant des années. Enfin, on apprend d’après une publicité en ligne, que ces tableaux ont été depuis lors été légués au Centre spirituel Jésuite de Penboc’h, en Bretagne, et qu’ils ont fait l’objet d’un ouvrage publié récemment sous la direction de Bruno Régent, s. j. 9.

Ce destin spirituel « oecuménique » n’étonnera pas l’admirateur de l’œuvre de Robert Fausser. Mais il faut cependant se garder, à notre avis, de classer la créativité de Robert Fausser dans le seul champ religieux. Même s’il était essentiel pour lui, car relevant d’exigences éthiques d’une portée universelle, Robert Fausser était en effet un artiste complet, ce dont témoigne en particulier ses talents de muraliste, malheureusement difficiles à mesurer aujourd’hui en raison du peu de pérennité de ce type d’œuvre.

Adresses liées

Références

  1. En remontant la lignée paternelle, on trouve comme grand-père et arrière grand-père de Robert Fausser deux aubergistes et marchands de vin de confession catholique, situés rue du Faubourg National, à Strasbourg, mais qui descendaient eux-mêmes de citoyens protestants d’Entzheim exerçant le métier de cordonnier, et plus haut encore dans le temps d’habitants du village protestant d’Ofterdingen, en Bade-Wurtemberg. Cette origine bi-confessionnelle catholique et protestante et bi-culturelle française et allemande, a peut-être constitué pour l’artiste une richesse de questionnement et d’ouverture, dont il n’avait peut-être même pas conscience, mais dont témoigne à coup sûr son « œuvre religieuse » ainsi que sa créativité artistique hors du commun et des sentiers battus
  2. Concernant cette ascendance colmarienne, on ne dispose pas de plus de renseignement
  3. Le dictionnaire de Franck Storne donne 1948, mais la plaquette d'invitation à l'exposition du cloître de Saint-Pierre-le-Jeune, sans doute rédigée par Robert Fausser lui-même, donne 1946
  4. Annuaire d’adresses de l’année 1953 en ligne
  5. a, b, c et d Maître François Lotz : Artistes peintres d’Alsace vivant et oeuvrant à la date du 1er janvier 1982, Editions Printek, Kaysersberg, 1985, page 93
  6. a, b et c Dictionnaire de Franck Storne, in "Des Beaux-Arts à l'Université. Enseigner l'architecture à Strasbourg", 2013 Ensas, page 291
  7. D’après un renseignement oral du pasteur Jean Claude Hutchen, cette fresque, dont le dessin ressemblait en tous points au dessin des vitraux de l’église du Neudorf, aurait été détruite depuis lors et sans doute remplacée par un autre décor, au grand dam d’un paroissien qui rappelait qu’il avait vendu une vache pour la financer...
  8. Les onze vitraux de l’église protestante de Strasbourg-Neudorf constituent une œuvre de jeunesse de Robert Fausser, puisqu’il n'est âgé que de 35 ans lorsqu’ils sont réalisés par le maître-verrier V. Bischoff, en 1961. A noter le va-et vient très réussi, et à peine perceptible, entre l’art abstrait (2 vitraux) et l’art figuratif (9 vitraux). Les couleurs sont à tous points de vue magnifiques et le dessin d’une grande qualité et d’une grande maîtrise , pleine de pudeur en même temps que de profondeur, d’expression concrète et de symbolisme mystique
  9. Publicité pour l’ouvrage « Chemin spirituel », de Bruno Régent, « à l’écoute des tableaux de Robert Fausser » : https://www.editionsjesuites.com/fr/livre-un-chemin-spirituel-2004.html [archive], consulté le 09/07/2019. D'après cette source, Robert Fausser "était de confession réformée" (même s'il ) "n'était pas un "chrétien pratiquant", mais il avait la foi et il aimait la Bible"

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