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Difference between revisions of "Personne:Robert Fausser"

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Revision as of 17:36, 10 July 2019

Image principale
Date de naissance 27 novembre 1926
Date de décès 18 février 2005
Métier artiste peintre


Biographie

Artiste peintre, plasticien

Il est né le 27.11.1926 à Sélestat, fils d’Auguste Fausser, employé, de confession catholique, originaire de Strasbourg 1 , et de Marthe Erica Havemann, née à Colmar, de confession protestante. 2.

Il est décédé le 18.2.2005.

Il a étudié à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, dont il sort diplômé en 1948.

En 1953, il est artiste peintre et il réside au n° 2, rue de la Krutenau, comme son père Auguste Fausser, qui était un employé 3. Par la suite, l’artiste a vécu avec sa famille au n° 9, rue des garde-Forestiers, à la Cité des Chasseurs, Robertsau4.

Sa première exposition a lieu en 1955 à la Galerie Landwerlin, à Strasbourg, et il participera ensuite à quantité d’expositions individuelles et collectives en Alssace, en Allemagne et à Paris.

Il est par ailleurs membre de groupes artistiques avant-gardistes de la peinture artistique alsacienne, notamment du « Groupe des Douze ». Il est également le fondateur du groupe « Le Prisme » 5.

Il est un spécialiste de la peinture murale, et ses fresques décoraient des immeubles de Strasbourg, mais elles ont, semble-t-il, toutes disparu ou ont été remplacées aujourd’hui (François Lotz les situait - rue Calvin, à côté de l’église Saint-Guillaume, - rue Boecklin, tout près de la rue des Jardiniers, à la Robertsau, -dans la cour du Bleihof, rue des Orfèvres, - place Saint-Nicolas-Aux-Ondes, - rue du Bain-aux-Plantes) 4.

Il a aussi réalisé des projets de vitraux, ds tapis muraux, des peintures à l’acrylique, des gouaches, des laques sur bois, des batiks, des dessins, des sérigraphies 4.

Ses vitraux, peintures et fresques se trouvent dans les églises de Mittelbergheim, Andolsheim, Horbourg, Mietesheim6, Waldhambach, Engwiller, Strasbourg-Neudorf (1962) 7. Il a aussi conçu le panneau mural de la Caisse d’assurance vieillesse à Strasbourg (1974) 5.

Il a été professeur de dessin (1954-1970) aux lycées de Sarreguemines, Molsheim et Strasbourg (Fustel-de-Coulanges). A l’Ecole d’architecture de Strasbourg, il a enseigné l’expression plastique de 1974 à 1988 5.

Gabriel Andrès le décrivait comme un « esprit généreux et exubérant, ouvert à toutes les tendances de l’art (et qui) a prouvé qu’entre le figuratif et l’abstrait les différences sont parfois infimes et qu’un artiste intelligent devrait être capable de les franchir sans se renier soi-même » (« L’art contemporain en Alsace depuis 1950 », in Saisons d’Alsace, 1973) 4.

Adresses liées

Références

  1. En remontant la lignée paternelle, on trouve deux aubergistes et marchands de vin situés rue du Faubourg National, à Strasbourg, mais qui descendaient de citoyens protestants d’Entzheim exerçant le métier de cordonnier, et plus haut encore d’habitants du village protestant d’Ofterdingen, en Bade-Wurtemberg. Cette origine bi-confessionnelle catholique et protestante et bi-culturelle française et allemande, a peut-être constitué pour l’artiste une richesse de questionnement et d’ouverture, dont il n’avait peut-être même pas conscience, mais dont témoigne à coup sûr son « œuvre religieuse » ainsi que sa créativité artistique hors du commun et des sentiers battus
  2. Concernant cette ascendance colmarienne, on ne dispose pas de plus de renseignement
  3. Annuaire d’adresses de l’année 1953 en ligne
  4. a, b, c et d Maître François Lotz : Artistes peintres d’Alsace vivant et oeuvrant à la date du 1er janvier 1982, Editions Printek, Kaysersberg, 1985, page 93
  5. a, b et c Dictionnaire de Franck Storne, in "Des Beaux-Arts à l'Université. Enseigner l'architecture à Strasbourg", 2013 Ensas, page 291
  6. D’après un renseignement oral du pasteur Jean Claude Hutchen, cette fresque aurait été détruite depuis lors et sans doute remplacée par un autre décor, au grand dam d’un paroissien qui rappelait qu’il avait vendu une vache pour la financer, et dont le dessin ressemblait en tous points au dessin des vitraux de l’église du Neudorf, selon J.Cl. Hutchen
  7. Les onze vitraux sont à coup sûr l’œuvre de Robert Fausser, et réalisés ensuite par le maître-verrier V. Bischoff, d’Illkirch-Graffenstaden, en 1961, même si seulement deux d’entre eux portent la signature de R. Fausser. A noter le va-et vient très réussi, et à peine perceptible, entre l’art abstrait (2 vitraux) et l’art figuratif (9 vitraux). Les couleurs sont à tous points de vue magnifique et le dessin d’une grande qualité et d’une grande maîtrise , pleine de pudeur, en même temps que de profondeur, d’expression concrète et de symbolisme mystique

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