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La fin de la première guerre mondiale voit pour Marzolff l'arrivée de la concurrence française, en particulier pour les commandes publiques. Essuyant plusieurs échecs lors de sa participation aux concours pour d'importants monuments (Monument Pasteur, place de l'Université; monument de la Marseillaise; monument place de la République), il doit se contenter d'élever des monuments aux morts et de réaliser des sculptures architecturales.
 
La fin de la première guerre mondiale voit pour Marzolff l'arrivée de la concurrence française, en particulier pour les commandes publiques. Essuyant plusieurs échecs lors de sa participation aux concours pour d'importants monuments (Monument Pasteur, place de l'Université; monument de la Marseillaise; monument place de la République), il doit se contenter d'élever des monuments aux morts et de réaliser des sculptures architecturales.
  
En 1931, M. fut décoré des Palmes académiques, mais il termina sa vie, miné par un cancer, et sans commandes, en 1936, à[https://www.archi-wiki.org/Adresse:Maison_d%27Alfred_Marzolff_(Rountzenheim) Rountzenheim]]. On peut rappeler encore que son œuvre paya un lourd tribu pendant l’Annexion de 1940 à 1944 : plusieurs de ses monuments aux morts dont celui de Soufflenheim et de Strasbourg-Neudorf furent détruits de même que le monument la Marseillaise à côté de l’Hôtel de ville. En novembre 1986, la commune de Rountzenheim organisa en l’honneur de M. une exposition rétrospective au foyer protestant.
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En 1931, M. fut décoré des Palmes académiques, mais il termina sa vie, miné par un cancer, et sans commandes, en 1936, à [[Adresse:Maison_d'Alfred_Marzolff_(Rountzenheim)| Rountzenheim]]. On peut rappeler encore que son œuvre paya un lourd tribu pendant l’Annexion de 1940 à 1944 : plusieurs de ses monuments aux morts dont celui de Soufflenheim et de Strasbourg-Neudorf furent détruits de même que le monument la Marseillaise à côté de l’Hôtel de ville. En novembre 1986, la commune de Rountzenheim organisa en l’honneur de M. une exposition rétrospective au foyer protestant.
  
 
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Latest revision as of 11:22, 14 July 2019

Image principale
Date de naissance 4 mars 1867
Date de décès 4 mai 1936
Métier sculpteur



Biographie

Sculpteur

Résumé biographique

Après une formation dans l'atelier strasbourgeois d'Eugène Dock (lequel compta parmi ses élèves Bartholdi et Rodin), Marzolff fréquenta l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg. En 1889, il partit pour Munich, où il fut élève de W.von Rümann et où il fit la connaissance du sculpteur Adolf Hildebrand. Il réalisa à Munich son Athlète bandant l’arc (un bronze intitulé " Der Bogenspanner ") qui lui valut le premier prix d’Etat, ce qui lui ouvre la voie de la notoriété et par la suite, aux commandes de la bourgeoisie et de la noblesse. On notera que l’œuvre primée fut acquise par la suite par la Ville de Strasbourg .

Après avoir passé deux ans à l’Académie de munich, Marzolff revint à Strasbourg et enseigna à l'Ecole des Arts Décoratifs dès 1892 au poste de professeur de modelage figuratif, pour la quitter l'année suivante. En 1893, il exposa au Salon des Artistes français dont il fut lauréat. Vers la même époque, il adhéra au groupe de Saint-Léonard, animé par Charles Spindler.

Grâce au mécénat du prince de Hohenlohe-Oehringen, M. put faire un voyage d'étude à Florence en 1901, puis lui permit de faire élever en 1903 au 3, rue des Pontonniers sa maison en style néo-renaissance par l'architecte Oberthur. Il y installe trois ateliers, dont un plus important au rez-de-chaussée, pour les œuvres monumentales. La façade sur rue -sa meilleure publicité- est richement décorée par ses soins. La concurrence allemande (qui raflait la quasi totalité des commandes officielles), puis locale se fait de plus en plus sentir, au point que l'artiste se retire en 1914 à la campagne (Rountzenheim). Il y déploya, jusqu’à sa mort, une grande activité comme en témoignent ses nombreuses œuvres qui trahissent à la fois l’influence de Rodin et de Hildebrand.

La fin de la première guerre mondiale voit pour Marzolff l'arrivée de la concurrence française, en particulier pour les commandes publiques. Essuyant plusieurs échecs lors de sa participation aux concours pour d'importants monuments (Monument Pasteur, place de l'Université; monument de la Marseillaise; monument place de la République), il doit se contenter d'élever des monuments aux morts et de réaliser des sculptures architecturales.

En 1931, M. fut décoré des Palmes académiques, mais il termina sa vie, miné par un cancer, et sans commandes, en 1936, à Rountzenheim. On peut rappeler encore que son œuvre paya un lourd tribu pendant l’Annexion de 1940 à 1944 : plusieurs de ses monuments aux morts dont celui de Soufflenheim et de Strasbourg-Neudorf furent détruits de même que le monument la Marseillaise à côté de l’Hôtel de ville. En novembre 1986, la commune de Rountzenheim organisa en l’honneur de M. une exposition rétrospective au foyer protestant.

Principaux repères biographiques

Frédéric Alfred Marzolff est né le 4.3.1867 à Strasbourg, fils de Frédéric Edouard Marzolff, tonnelier et de Caroline Wendling. Il était de confession protestante. Sa maison natale se situait au n° 15, rue Sainte-Elisabeth, aujourd'hui occupé par un immeuble moderne.

Il épouse en premières noces le 21.4.1898 à Strasbourg Sophie Strohl, fille de Jean Georges Strohl et de Sophie Lobstein.

Il épouse en secondes noces le 29.1.1926 à Rountzenheim Emma Weiss, native de Barr.

Il décède le 4.5.1936 à Rountzenheim.

Principales œuvres

- A Strasbourg :

- Les quatre figures monumentales symbolisant le travail, qui ornent le pont Kennedy, avenue d’Alsace.

- Le monument de la Marseillaise (1922), détruit pendant l‘occupation et reconstitué en 1980 dans le square de l’Hôtel de ville par les tailleurs de pierre de l’œuvre Notre-Dame.

- Les lions sur la porte d’entrée de la Préfecture, rue Brûlée.

- Les figures allégoriques du Rhin et de la Moselle (1898), 5, rue du Maréchal Joffre.

- Héraclès tuant le lion à l’Orangerie.

- La Famille, sous la forme de deux statues (une mère avec un enfant dans ses bras et un travailleur), sur l’immeuble de la Sécurité sociale, rue de Lausanne.

- Les statues de Jacques Sturm et de Daniel Specklin (1902) sur la façade des Petites Boucheries, rue de la Haute-Montée.

- Le buste de Victor Nessler à l’Orangerie

- Le buste du professeur Eugène Boeckel, aux Hospices civils (1903).

- Le buste de Léon Hornecker, aux musées.

- Les médaillons de Rouget de Lisle et du maire Dietrich, à l’immeuble de la Banque de France, place Broglie.

- Le médaillon du maire Jacques Peirotes, rue Peirotes.

- Le médaillon du préfet Henri Borromée (1928).

- Les monuments aux morts de Koenigshoffen, Neudorf et de la Robertsau, dont certains furent détruits ou mutilés pendant l’Annexion.

A Haguenau :

- Bustes du maire Nessel et de l‘abbé Hanauer, au Musée Historique.

- Le lion sur le boulevard Nessel.

- Un bûcheron et une cueilleuse de houblon, place Robert Schumann.

A Mulhouse :

- Le lion du jardin zoologique.

A Obernai :

- Le médaillon du chanoine Gyss (1901) et la fontaine Sainte-Odile.

Divers :

- Les monuments au morts d’Oberbronn, Hatten Rountzenheim, Soufflenheim et Altkirch (certains d’entre eux détruits pendant l’Occupation).

- La médaille des noces d’or du prince Chlodwig zu Hohenlohe-Schillingsfüsrt (1897).

Adresses liées

Personnes liées

Sources

- http://pagesperso-orange.fr/artnouveau/fr/artistes/marzolff.htm [archive] (lien brisé), consulté avant 2015

- voir la biographie sur le site du cercle de Saint Léonard [archive]

- Biographie de Marzolff sur Wikipédia [archive]

- François Joseph Fuchs, in Nouveau_dictionnaire_de_biographie_alsacienne_(NDBA)_(Livre) n° 26, page 2546.

- Etat civil numérisé du Bas-Rhin-Adeloch.

Références

- Voir livre de Lore VALERY (petite-nièce du sculpteur) "Alfred Marzolff, un sculpteur alsacien", disponible sur internet: BLURB  Editeur, 108 pages, 70 illustrations, août 2013.

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