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Difference between revisions of "Adresse:Cimetière Saint Urbain (Strasbourg)"

From Archi-Wiki
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== Accueil et bâtiment d'entrée du cimetière<ref>{{source|Neudorf, nouveau village, nouvelle ville (Livre)}}</ref> ==
 
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|architecte = Fritz Beblo
 
}}
 
Le bâtiment qui fait office d'accueil, au 1, route du Polygone a été construit en 1913, et Fritz Beblo en est l'architecte, il en est de même pour la clôture qui entoure le cimetière. Le bâtiment possède un fronton et des colonnes<ref>Autour de la place de l' Étoile</ref>.
 
 
Promenade historique et urbaine.<ref>Neudorf, nouveau village, nouvelle ville (p.33)</ref>
 
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Fichier:Pavillon d'entrée (vue d'ensemble depuis l'extérieur).jpg|Pavillon d'entrée (vue d'ensemble depuis l'extérieur)
 
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Fichier:Pavillon d'entrée, vue rapprochée depuis l'intérieur.jpg|Pavillon d'entrée, vue rapprochée depuis l'intérieur
 
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== Rénovation ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 2005
 
}}
 
Le bâtiment d'entrée principale du cimetière Saint Urbain a fait l'objet d'une rénovation importante courant 2005. Façade et toiture ont été rénovées.
 
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 5086.jpg|
 
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== Cimetière Saint Urbain ==
 
== Cimetière Saint Urbain ==
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Ce cimetière a été créé en 1681 en remplacement du cimetière de la Kurvau qui se trouvait à l'origine à l'Esplanade, à l'emplacement de la Citadelle de Vauban.
 
Ce cimetière a été créé en 1681 en remplacement du cimetière de la Kurvau qui se trouvait à l'origine à l'Esplanade, à l'emplacement de la Citadelle de Vauban.
  
Pour en savoir plus sur le [http://www.strasbourg.eu/pratique/cimetieres/cimetieres_strasbourg/accueil?ItemID=877417354 cimetière Saint Urbain, visitez le site de la ville de Strasbourg]
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D'après le site de la ville, on trouve dans ce cimetière des personnages célèbres : "Parmi les militaires, nous trouvons les sépultures du Général Marie-Georges PICQUART ou encore Charles-Louis SCHULMEISTER, le célèbre espion de Napoléon Ier. Parmi les défunts du clergé, nous trouvons Léon DACHEUX, Simon-Ferdinand MUHE, alors que la bourgeoisie est représentée par les sépultures des BERGER-LEVRAULT. Parmi les maires inhumés, se trouvent Charles COULAUX, Antoine LACOMBE ou Antoine, François-Xavier de KENTZINGER."
  
D'après le site de la ville, on trouve dans ce cimetière des personnages célèbres : "Parmi les militaires, nous trouvons les sépultures du Général Marie-Georges PICQUART ou encore Charles-Louis SCHULMEISTER, le célèbre espion de Napoléon Ier. Parmi les défunts du clergé, nous trouvons Léon DACHEUX, Simon-Ferdinand MUHE, alors que la bourgeoisie est représentée par les sépultures des BERGER-LEVRAULT. Parmi les maires inhumés, se trouvent Charles COULAUX, Antoine LACOMBE ou Antoine, François-Xavier de KENTZINGER."
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[[Adresse:Cimetière_Saint_Urbain_(Strasbourg)/monuments_funéraires|Cliquez sur ce lien pour découvrir quelques monuments funéraires remarquables]].
  
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 2283.jpg|vue depuis les parkings de l'ugc ciné cité
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 2283.jpg|vue depuis les parkings de l'ugc ciné cité
 
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== Monument funéraire de Thiébaut Lienhart ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = environ 1831
 
|sculpteur = André Friederich
 
}}
 
Le monument funéraire du vicaire général Thiébaut Lienhart est remarquable par la stèle sculptée par André Friederich, dans les années 1830.
 
 
Celle-ci représente une allégorie de l’Eglise, qui maintient debout une croix avec sa main gauche, et serre une branche de laurier de sa main droite, au-dessus d’un petit monument supportant livres et parchemin enroulés, rappelant l’érudition du défunt. Une tiare pontificale est posée aux pieds du personnage<ref name="Saint-Urbain">Guide des cimetières n° 1 de la Ville de Strasbourg, 2007, Strasbourg-Neudorf, Cimetière Saint-Urbain</ref>.
 
 
Cette sculpture est heureusement très bien conservée, contrairement au texte funéraire de moins en moins lisible. Le défunt Thiébaut Lienhart était né le 31.8.1765 à Truchtersheim, fils de Valentin Lienhart, cultivateur et maire de Truchtersheim et de Catherine Wack.
 
 
Il est décédé le 22.3.1831 à Strasbourg, âgé de 65 ans, au ''"31, rue de la Rape"'', décrit comme ''Chanoine de la Cathédrale de Strasbourg, Chanoine honoraire de St-Denis, ancien Vicaire général et Supérieur du Séminaire de Strasbourg''. Les témoins à son décès étaient George Lienhart, 25 ans, propriétaire, neveu du défunt,, et Jean Michel Lorentz, 24 ans, étudiant en théologie, voisin du défunt<ref name="Adeloch">Etat-civil numérisé du Bas-Rhin-Adeloch</ref>
 
 
Après des études secondaires au collège épiscopal de Molsheim, il entra chez les Bénédictins de Marmoutier. Il fut ordonné en 1790 à Strasbourg. Son nom fut lié à l’enseignement de la théologie, et il fut vicaire général de 1813 à 1827, devenant l’homme fort du diocèse à cette époque. Il publia également plusieurs ouvrages de théologie, qui connurent un succès certain. Brisé en 1830 par une disgrâce aux motifs obscurs, il décéda à peine un an après<ref>Claude Muller, in ''Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne'' n° 24, page 2370</ref>.
 
 
<gallery>
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74599.jpg|Vue de face du monument
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74600.jpg|Détail de la sculpture d'André Friederich
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74601.jpg|Signature d'André Friederich, au pied de la croix
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74625.jpg|Thiebaud Lienhart, docteur en théologie, Chanoine honoraire du Chapitre royal de Saint-Denis, Vicaire général de nos Seigneurs le prince de Croi et Tharin, Chanoine titulaire de la Cathédrale de Strasbourg, et Supérieur du Séminaire diocésain (coll. BNUS)
 
</gallery>
 
== Monument funéraire de Louis Henri Perrin ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = environ 1838
 
}}
 
Dans la section n° 3 du cimetière Saint-Urbain, on trouve, bien en vue au croisement des allées, un grand monument de style néo-classique, au fronton décoré d’acrotères à palmettes imitées des temples antiques<ref name="Saint-Urbain" />.
 
 
Il s’agit de la tombe de l’architecte [[Personne:Louis Henri Perrin|Louis Henri Perrin]], et on peut penser, mais cela est à confirmer, que ce monument date de sa mort en 1838, érigé par sa veuve Marguerite Magnus, qui a sans doute tenu à exprimer ici la force de l’amour qui la liait à son époux, par les deux mains entrelacées sculptées, placées au bas du monument, sous le nom de défunt.
 
  
On est frappé en effet qu’aucun autre nom n’a été gravé au cours du temps sur cette face du monument où est gravé le nom de l’architecte. Marguerite Magnus y sera elle-même ensevelie en 1880, donc 42 ans plus tard. Son nom est gravé sur une face latérale du monument, avec les dates de sa naissance et de sa mort, ainsi qu’un verset biblique. Ce détail n’est pas anodin, sachant qu’elle (et probablement également son mari) était de confession protestante.
+
== Accueil et bâtiment d'entrée du cimetière ==
 
 
On ne peut d’ailleurs que constater l’absence d’autre symbole religieux, ce qui peut éventuellement s’interpréter comme un projet délibéré d’inspiration calviniste. Le peintre abstrait Mondrian qui avait grandi dans un strict milieu calviniste néerlandais disait, paraît-il : « Si on ne représente pas les choses, il reste de la place pour le divin »…Certes, le style antiquisant du monument témoigne à coup sûr des goûts du défunt pour cette période de l’histoire de l’art<ref>Jérôme Cottin : « La mystique de l’art, Art et christianisme de 1900 à nos jours », 2008, éd. Cerf, page 98</ref>.
 
 
 
On notera encore qu’on trouve également gravé le nom d’Albert Théodore Albert Perrin (1816-1872) sur une face latérale de la tombe. Celui-ci était un fils de Louis Henri Perrin et Marguerite Magnus, et, sans pouvoir l’affirmer, il est fort probable qu’il a très probablement fondé avec son frère Charles Henri Perrin (1815 - 1899), l’entreprise : « Perrin frères, architectes, entrepreneurs en tous genres, quai aux Fleurs 28 ». (Annuaire de 1854)
 
 
 
Avant de conclure, il faut encore corriger une erreur commise par notre source, qui dédie cette tombe à l’architecte des Hospices Civils de Strasbourg. Or ce dernier, à savoir[[Personne:Henri Perrin| Henri François Perrin]] (1819-1888) s’est éteint bien plus tard, il était de confession catholique et sans lien de famille de prime abord avec Louis Henri Perrin<ref name="Saint-Urbain" />.
 
 
 
Comme on peut le constater, ce monument est lié de près à l’histoire de l’architecture à Strasbourg.
 
 
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65691.jpg|Monument vu de face, avec le nom et les dates du défunt.
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65692.jpg|Monument vu de dos, avec une inscription de ses proches
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65693.jpg|Détail de l'inscription principale
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65694.jpg|Les mains symbolisant l'amour des conjoints
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65695.jpg|Inscription concernant l'épouse, sur un côté du monument
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65696.jpg|Détail du fronton et des acrotères
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65697.jpg|Détail d'un acrotère
 
</gallery>
 
== Monument funéraire de Charles Schulmeister ==
 
 
{{Infobox actualité
 
{{Infobox actualité
|date = 1853
+
|date = 1913
 +
|architecte = Fritz Beblo
 
}}
 
}}
La tombe de [[Personne:Charles-Louis Schulmeister|Charles Schulmeister]] (1770-1853), célèbre pour sa carrière d’espion à la solde de Napoléon 1er, est une simple dalle à bordure sculptée. De part et d’autre, se trouvent les monuments de ses beaux-parents. On trouvera plus de renseignements sur ce personnage hors du commun en cliquant sur le lien interne qui est proposé ci-dessus.
+
Le bâtiment qui fait office d'accueil, au 1, route du Polygone a été construit en 1913, et Fritz Beblo en est l'architecte, il en est de même pour la clôture qui entoure le cimetière. Le bâtiment possède un fronton et des colonnes<ref>{{source|Neudorf, nouveau village, nouvelle ville (Livre)}}, page 33</ref><sup>,</sup><ref>Guide Autour de la place de l' Étoile</ref>.
 
 
La tombe se trouve dans la section n°5, située dans une position moyenne à gauche de l’entrée du cimetière<ref name="Saint-Urbain" />.
 
  
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74650.jpg|Tombe de ''Charles Schulmeister''
+
Fichier:Pavillon d'entrée (vue d'ensemble depuis l'extérieur).jpg|Pavillon d'entrée (vue d'ensemble depuis l'extérieur)
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74649.jpg|Vue d'ensemble des monuments
+
Fichier:Pavillon d'entrée, fronton triangulaire.jpg|Pavillon d'entrée, fronton triangulaire
 +
Fichier:Pavillon d'entrée, décor sculpté avec croix.jpg|Pavillon d'entrée, décor sculpté avec croix
 +
Fichier:Pavillon d'entrée, vue rapprochée depuis l'intérieur.jpg|Pavillon d'entrée, vue rapprochée depuis l'intérieur
 
</gallery>
 
</gallery>
  
== Monument funéraire de Joseph Achon ==
+
== Rénovation ==
 
{{Infobox actualité
 
{{Infobox actualité
|date = 1855
+
|date = 2005
|sculpteur = André Friederich
 
 
}}
 
}}
Monument en forme de croix en tronc d’arbre, associée à des attributs ecclésiastiques et des symboles de la mort (bougie brisée éteinte) <ref name="Saint-Urbain" />.
+
Le bâtiment d'entrée principale du cimetière Saint Urbain a fait l'objet d'une rénovation importante courant 2005. Façade et toiture ont été rénovées.
 
 
Ce monument est l’œuvre du sculpteur et statuaire André Friederich (1798-1877), qui déploie ici, avec un luxe de détails impressionnant, tous les symboles et attributs ecclésiastiques  d’un grand prélat strasbourgeois, aujourd’hui oublié.  
 
  
Joseph Achon fut prédicateur de la cathédrale et vicaire général du diocèse de Strasbourg. Né le 4.4.1804 à Fribourg (Suisse), il est décédé le 18.2.1855 à Strasbourg, à l’âge de 50 ans et 10 mois, d’une « apoplexie foudroyante », au n° 22 rue des Veaux<ref name="Adeloch" />. 
 
 
Après avoir fréquenté le collège des Jésuites à Fribourg, il avait étudié au Grand Séminaire de Strasbourg (1824-1827). Ordonné en 1827 (Diocèse de Strasbourg), il a été professeur, et en particulier d’homélitique du Grand Séminaire. Prédicateur célèbre à la cathédrale de Strasbourg (1830-1835) (ses sermons et discours ont été publiés en trois tomes après sa mort), il a été vicaire général  du diocèse de Strasbourg (1834-1855)<ref>Jean-Paul Blatz et Joseph Muller, in ''Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne'' n° 1, pages 12 et 13. A noter que ces auteurs donnent  comme lieu de naissance  « Lausanne », alors que l’acte de décès, ainsi que le texte funéraire de la tombe donne « Fribourg »</ref>.
 
 
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Fichier:Monument Joseph Achon, vue de face rapprochée.jpg|Monument Joseph Achon, vue de face rapprochée
+
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 5086.jpg|
Fichier:Monument Joseph Achon,vue générale.jpg|Monument Joseph Achon,vue générale
 
Fichier:Monument Joseph Achon, vue légèrment en angle.jpg|Monument Joseph Achon, vue légèrment en angle
 
Fichier:Monument Joseph Achon, calice et bougie brisée éteinte.jpg|Monument Joseph Achon, calice et bougie brisée éteinte
 
Fichier:Monument Joseph Achon, détail de symboles.jpg|Monument Joseph Achon, détail de symboles
 
Fichier:Monument Joseph Achon, livre de sermons.jpg|Monument Joseph Achon, livre de sermons
 
Fichier:Monument Joseph Achon, texte funéraire.jpg|Monument Joseph Achon, texte funéraire
 
Fichier:Monument Joseph Achon, signature du sculpteur et date.jpg|Monument Joseph Achon, signature du sculpteur et date
 
Fichier:J M B Achon Vicaire-Général (...)Simon Frédéric-Emile btv1b10207379p 1.jpg|Portrait de Joseph Achon (lithographie de Emile Simon) (coll. BNUS)
 
 
</gallery>
 
</gallery>
 
== Monument aux Morts de 1870 ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1870
 
}}
 
Grand monument en grès en forme de sarcophage, entouré de cyprès, qui commémore le décès de 128 soldats français tombés au cours du siège de Strasbourg en 1870 (ce siège fit de très nombreux morts, tant parmi l’armée que dans la population civile) <ref name="Saint-Urbain" />.
 
<gallery>
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 45721.jpg|
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 45722.jpg|
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 45723.jpg|
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 45724.jpg|
 
</gallery>
 
 
== Chapelle de la Croix ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1875
 
}}
 
Cette chapelle a une très longue histoire qui est relatée dans le guide cité en source, et dont on reproduira presque in extenso le texte ci-dessous :
 
 
La première chapelle avait été construite en 1439 sur la colline de Lingolsheim à côté de trois croix du Golgotha érigées par Eberhard de Landsberg à son retour de Terre Sainte, flanquée des restes d’un chemin de croix. Consacrée en 1458, l’ensemble devint un lieu de pèlerinage.
 
 
Suite à l’introduction de la Réforme, il fut oublié jusqu’en 1739. Ferdinand de Landsberg le réactiva alors et lui adjoignit sept stations d’un chemin de croix.
 
 
Puis, à la Révolution, la chapelle et les trois croix furent détruites. Après la Révolution, l’abbé Simon-Ferdinand Muhe, échouant à remettre le pèlerinage en état, les ruines en furent alors transférées dans l’enceinte du cimetière Saint-Urbain, où on reconstruisit une chapelle, qui fut, une nouvelle fois , détruite en 1870.
 
 
La chapelle actuelle fut reconstruite en 1875, grâce à des donateurs de la Paroisse Sainte-Madeleine et le pèlerinage reprit vie jusqu’à la seconde guerre mondiale, puis à nouveau dans les années 1950.
 
 
La chapelle fut rénovée en 1964. On précisera encore qu’une valorisation du monument et de son environnement, ainsi que la restauration de la croix due au sculpteur Vallastre, étaient en cours de réalisation lors de l’édition du guide cité (2007). Actuellement, cet ensemble est censé avoir retrouvé sa dimension initiale
 
 
L’ensemble décrit ci-dessus se trouve dans la section n°7, située tout de suite à gauche de l’entrée du cimetière <ref name="Saint-Urbain" />.
 
 
<gallery>
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74665.jpg|Vue en 2017
 
Fichier:Vue en 2019.jpg|Même vue en 2019
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74666.jpg|Détail de la croix due au sculpteur Vallastre, restaurée vers 2007
 
</gallery>
 
 
== Monument funéraire de Louis Schutzenberger ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1887
 
}}
 
Le monument funéraire du brasseur Louis Schutzenberger (1802-1887) se trouve au sein d’un vaste enclos familiaL Le monument lui-même est de forme cubique. Il est orné d’une draperie symétrique et surmonté d’une urne décorée de lierre<ref name="Saint-Urbain" />.
 
 
Louis Schutzenberger est né le 14 mai 1802 à Strasbourg, « ''rue des maisons rouges, n° 21'' » (aujourd’hui rue du Général Zimmer), fils de Georges Frédéric Schutzenberger (1772-1853), brasseur à La Patrie, et de Marie Madeleine Laemermann. Il était donc un frère de Georges Frédéric Schutzenberger (1799-1859), maire de Strasbourg, député du Bas-Rhin, professeur d’Université.
 
 
Le brasseur Louis Schutzenberger, à qui le monument cubique rend hommage, a pris la suite de son aïeul et de son père à la direction de la brasserie, qui se trouvait rue des Balayeurs, à la Krutenau. Il lui apporta des innovations et des perfectionnements techniques permettant le transport et l’exportation, et transforma ainsi l’entreprise en un vaste établissement industriel, qui fut transféré en 1866 rue de la Patrie , à Schiltigheim.
 
 
Il est décédé le 30 janvier 1887 à Strasbourg, âgé de 84 ans, au n° 3, rue des Balayeurs (''Feggasse 3'') <ref name="Adeloch" />. 
 
<gallery>
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74636.jpg|Monument en mémoire de Louis Schutzenberger (1802-1887)
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74637.jpg|Vue du monument au sein de l'enclos familial
 
</gallery>
 
== Monument funéraire de Pantaléon Mury ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1891
 
}}
 
Monument avec un décor architecturé néoroman à sa base, et avec la représentation de la coupe d'une église gothique dans sa partie haute, au toit surmonté de deux couronnes de roses. On notera que le monument ne semble pas avoir bénéficié d’un soin particulier, malgré la notoriété de la personne inhumée. Le monument était-il initialement pourvu d’une croix ? Il est impossible de le dire, en l’absence d’indices allant dans ce sens.
 
 
Ce monument conserve la mémoire d’un prêtre, ayant eu une activité journalistique, puisqu’il fonda  la ''Revue catholique d’Alsace'' en 1859.  Nommé supérieur du petit séminaire de Strasbourg en 1866, il continua son activité. Mais, animé de sentiments patriotiques, il fit cesser la parution de la revue dès le siège de Strasbourg en 1870.
 
En 1874, il fut mis à pied, car il avait refusé l’inspection du petit séminaire de Strasbourg, sur ordre épiscopal, par l’administration allemande et en 1877, il refusa de rencontrer l’empereur Guillaume 1er lors de sa visite à Strasbourg<ref name="Claudemuller">Claude Muller, in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne n° 27, pages 2788 et 2789</ref>. 
 
 
Jean Pantaléon Antoine  Mury était né hors mariage le 27 juin 1819 à Strasbourg, au n° 24 (actuel n° 21), rue de l’Ecrevisse ,  fils de Pantaléon Mury, écrivain, originaire de Gueberschwihr (68),  qui reconnaît la paternité, et de Marie Joséphine Doroschinsky. Ceux-ci légitiment ensuite l’enfant par leur mariage en date du 17 août 1819.
 
 
Pantaléon Mury est décédé le 25 août 1891 au [[Adresse:Clinique de la Toussaint (Strasbourg)|n° 11, rue de la Toussaint]] (''Allerheiligegasse 11''), âgé de 72 ans, le déclarant de son décès étant une sœur du Foyer de la Toussaint (''Ordenschwester im Allerheiligenstift'')<ref name="Adeloch" />. Sa bibliothèque de 5000 volumes fut acquise par l’abbé Gény pour le compte de la Bibliothèque humaniste de Sélestat<ref name="Claudemuller" />
 
 
On trouve une [[Adresse:Rue Pantaléon Mury (Strasbourg)|rue Pantaléon Mury]] au Quartier des Quinze à Strasbourg.
 
<gallery>
 
Fichier:Monument Pantaléon Mury, vue de face.jpg|Monument vu de face
 
Fichier:Monument Pantaléon Mury, vue très légèrement en angle.jpg|Vue très légèrement en angle
 
Fichier:Monument Pantaléon Mury, texte funéraire.jpg|Détail du texte funéraire
 
</gallery>
 
 
== Monument Alfred et Joséphine Curot ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1888 à 1893
 
}}
 
Très belle croix ajourée et stylisée ornant de façon monumentale la tombe d'Alfred et de Joséphine Curot.
 
 
Alfred Curot est décédé le 27 septembre 1888 à Strasbourg, au n° 13, rue des Charpentiers, où il était né le 14 août 1836, fils de Pierre Curot, restaurateur,  et de Marie Florence<ref name="Adeloch" />.
 
 
Son épouse Joséphine Curot  née Simon est décédée quelques années plus tard,  le 24 avril 1893, mais le décès n’est pas à trouver à Strasbourg. Elle était originaire de Lapoutroie, dans le Haut-Rhin, et fille d’un greffier de Justice<ref>Site Geneanet : https://gw.geneanet.org/guydup?lang=fr&v=CUROT&m=N, consulté le 04/08/2019</ref>.
 
 
On peut lire sur le texte funéraire les mots suivants de l’épouse à son mari :
 
 
« ''Au revoir, mon ami, toi qui fis mon bonheur,''
 
 
''Au revoir, cher époux, dans un monde meilleur ».''
 
<gallery>
 
Fichier:Monument Alfred et Joséphine Curot, vue d'ensemble.jpg|Vue du monument en entier
 
Fichier:Monument Alfred et Joséphine Curot, texte funéraire.jpg|Détail du texte funéraire
 
Fichier:Monument Alfred et Joséphine Curot, belle perspective.jpg|Détail de la croix
 
</gallery>
 
 
== Monument Albert Hirtzlin ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = 1909
 
|sculpteur = Albert Schultz
 
}}
 
Une belle œuvre d’Abert Schultz peut être admirée dans la section n° 14 du cimetière , ornant le monument funéraire d’Albert Hirtzlin (1853-1909) : une haute stèle en granite noir poli, est en effet adoucie par la présence d’un personnage féminin grandeur nature assis contre le monument. Cette femme, drapée dans un ample vêtement et le visage voilé, tient une couronne végétale ; elle symbolise le deuil et la douleur de l’absence<ref name="Saint-Urbain" />. Cette œuvre, produite, semble-t-il à Stuttgart, est signée par Albert Schultz.
 
 
Le défunt était le négociant Albert Hirtzlin, né le 11.5.1853 à Durlinsdorf (Haut-Rhin), fils de charpentier, et décédé le 2 février 1909 à Strasbourg à l'âge de 55 ans, époux de Clémentine Eberlé, qui a sans doute été à l'origine de cette belle commande à Albert Schultz. Albert Hirtzlin était de confession catholique, et habitait au n° [[Adresse:72 Allée de la Robertsau (Strasbourg)|72, allée de la Robertsau]], dont il était propriétaire depuis 1901<ref name="Adeloch" />. 
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65595.jpg|Monument dans le cadre du cimetière
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65594.jpg|Vue de la sépulture Hirtzlin
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65593.jpg|Détail de la sculpture
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65596.jpg|Autre vue détaillée de la sculpture
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 65597.jpg|Signature d'Albert Schultz
 
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== Monument funéraire de la famille Bowé ==
 
{{Infobox actualité
 
|date = environ 1910
 
}}
 
Le monument funéraire de la famille Bowé, qui date du début du 20 e siècle, a la particularité d’être entièrement réalisé en un métal imitant le bronze, ce qui n’est pas étonnant quand on sait que le membre le plus connu de cette famille, [[Personne:Philippe Bowé|Philippe Bowé]] (1850-1905), était dirigeant d’une importante fonderie, à Strasbourg Neudorf.
 
 
On remarquera le riche décor végétal de lierre et de roses ornant le fronton, ainsi que les bouquets de capsules de pavot décorant la base. Une urne drapée à masques égyptisants couronne le monument.
 
 
La tombe se trouve dans la section n°2, située au fond du cimetière, au milieu de sa partie médiane gauche<ref name="Saint-Urbain" />.
 
 
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Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74652.jpg|Vue d'ensemble du monument
 
Fichier:1 Route du Polygone Strasbourg 74653.jpg|Détail de la partie supérieure du monument
 
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== Autres vues sur cette adresse ==
 
== Autres vues sur cette adresse ==
 
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Fichier:square Pierre Mendès-France Strasbourg 45701.jpg|Pris depuis
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Fichier:square Pierre Mendès-France Strasbourg 45701.jpg|vue aérienne
 
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== Références ==
 
== Références ==
 
<references />
 
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== Lien interne ==
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- [[Adresse:Cimetière_Saint_Urbain_(Strasbourg)/monuments_funéraires|Quelques monuments funéraires remarquables]]
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== Lien externe ==
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[https://www.strasbourg.eu/lieu/-/entity/sig/422_FUN_12 Cimetière Saint-Urbain sur le site de la ville]

Revision as of 15:38, 9 September 2019

1 Route du Polygone

Image principale
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Date de construction 1681
Structure Cimetière
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Cimetière Saint Urbain

Date 1681

Ce cimetière a été créé en 1681 en remplacement du cimetière de la Kurvau qui se trouvait à l'origine à l'Esplanade, à l'emplacement de la Citadelle de Vauban.

D'après le site de la ville, on trouve dans ce cimetière des personnages célèbres : "Parmi les militaires, nous trouvons les sépultures du Général Marie-Georges PICQUART ou encore Charles-Louis SCHULMEISTER, le célèbre espion de Napoléon Ier. Parmi les défunts du clergé, nous trouvons Léon DACHEUX, Simon-Ferdinand MUHE, alors que la bourgeoisie est représentée par les sépultures des BERGER-LEVRAULT. Parmi les maires inhumés, se trouvent Charles COULAUX, Antoine LACOMBE ou Antoine, François-Xavier de KENTZINGER."

Cliquez sur ce lien pour découvrir quelques monuments funéraires remarquables.

Accueil et bâtiment d'entrée du cimetière

Date 1913
Architecte Fritz Beblo

Le bâtiment qui fait office d'accueil, au 1, route du Polygone a été construit en 1913, et Fritz Beblo en est l'architecte, il en est de même pour la clôture qui entoure le cimetière. Le bâtiment possède un fronton et des colonnes1,2.

Rénovation

Date 2005

Le bâtiment d'entrée principale du cimetière Saint Urbain a fait l'objet d'une rénovation importante courant 2005. Façade et toiture ont été rénovées.

Autres vues sur cette adresse

Références

  1. Neudorf, nouveau village, nouvelle ville (Livre), page 33
  2. Guide Autour de la place de l' Étoile

Lien interne

- Quelques monuments funéraires remarquables

Lien externe

Cimetière Saint-Urbain sur le site de la ville [archive]

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Comments[edit | edit source]

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Wilfred HELMLINGER

10 days ago
Score 0
Merci, Fabien, pour ton message et pour ta finale très poétique, à laquelle je souscris avec enthousiasme, et avec le poète Hölderlin : "Les poètes rassemblent la beauté de la terre".

Digito

10 days ago
Score 0

Merci pour vos messages. J'ai créé une sous-page monuments funéraires.

Il y a effectivement une limite pour le nombre d'événement dans l'infobox. Il ne serait pas cohérent d'augmenter cette limite car le but de l'infobox c'est d'être synthétique. C'est aussi pour cette raison que nous avons créé les sous-pages qui n'existait pas dans l'ancien site.

Une autre solution aurait été de créer une page par monument funéraire mais j'ai opté pour la solution la plus simple (et éviter de trop utiliser la molette de la souris!). L'intérêt d'une page par tombe c'est d'avoir un "point" sur la carte mais on perd aussi la vision d'ensemble.

Concernant le comportement d'un des responsable du cimetière il ne faut pas le prendre pour toi, nous savons très bien Wilfred que c'est pour "faire le bien" que tu partage sur AW c'est le cas de tous les contributeurs un peu sérieux : nous voulons bien faire, faire acte de don en partageant. Partager c'est faire vivre ou re-vivre, comme allumer un cierge. Toute ressemblance avec un acte d'une dimension spirituelle n'est pas fortuite!

Wilfred HELMLINGER

11 days ago
Score 0

J'avais également constaté la chose, mais je ne m'en étais pas trop ému, en me disant que celui était motivé ferait travailler la roulette de sa souris…

Soit dit en passant, j'étais ahuri un jour lorsqu'un responsable d'un des cimetières de Strasbourg m'a interrompu dans ma prise de photos, en me précisant que cela était interdit, car chaque tombe constitue une propriété privée, etc…, comme c’est le cas d’une maison, etc…

Je n'ai pas eu le réflexe de lui présenter ma carte d’Archi-Wiki, ni de lui dire que sur ce site, on n’arrêtait pas de photographier des maisons, etc…, ni la répartie de lui expliquer que je ne m'intéressais pas (sauf exception qui confirme la règle) à des tombes récentes, mais à des tombes le plus souvent très anciennes, parfois complètement tombées dans l’oubli, et même à l’abandon, et dont certaines avaient pourtant la valeur d'oeuvre d'art, et que, du coup, je faisais œuvre utile en la sauvant de l’oubli, etc..., etc…

Mais bon, cela m'a quand même un peu freiné dans mon élan. Le côté positif (puisqu’il vaut mieux toujours chercher le côté positif des choses, dans ce genre de situation) c’est que le problème des trop nombreuses sections pour être mentionnées dans l'infobox est devenu pour moi légèrement secondaire…

S R.

12 days ago
Score 0

Les cinq derniers évènements sur les quatorze que comptent "l'infobox adresse" ne sont pas visibles dans l'infobox en dehors de la page de modification. Une solution pourrait consister à mettre les neuf monuments funéraires répertoriés ici sur une page à part pour obtenir une infobox avec moins de dix évènements, puisqu'un maximum de neuf évènements semble pouvoir s'y afficher.

Une autre possibilité serait de créer une page pour chaque monument, ou alors de trouver une solution technique pour que plus de neuf évènements puissent s'afficher dans l'infobox...